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Du sang sur la neige

Du sang sur la neige
Photo courtoisie, Universal Pictures

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Quarante-cinq ans après sa sortie originale, le film d’horreur culte Black Christmas s’offre une cure de jeunesse. Une toute nouvelle cuvée d’étudiantes universitaires s’apprête donc à passer un mauvais quart d’heure sur nos écrans, et ce, au plus grand bonheur d’une nouvelle génération de fans d’épouvante.

Chaque année, plusieurs cinéphiles attendent avec impatience l’arrivée des Fêtes pour revisiter sans complexe leurs classiques préférés en famille : Maman j’ai raté l’avion, Le miracle de la 34e rue ou encore Le sapin a des boules.

Mais pour d’autres, le véritable incontournable s’appelle Black Christmas (ou Noël tragique), le film d’horreur de 1974 auquel on attribue la paternité du slasher, ce sous-genre de l’horreur où un tueur sanguinaire traque ses victimes une à une avant de les trucider (le tout, idéalement, de manière brutale et imaginative).

Congé fatal

Hautement influent dans le milieu de l’épouvante (John Carpenter lui-même l’a maintes fois cité comme source principale d’inspiration pour son Halloween), Black Christmas nous faisait également découvrir de jeunes Margot Kidder et Andrea Martin, à l’époque peu connues.

Le récit original était pourtant bien simple : une sororité universitaire devient la cible d’appels inquiétants avant de voir ses membres disparaître un à un durant le congé des Fêtes. La célèbre phrase « l’appel vient de l’intérieur de la maison », c’est ici qu’elle aurait été utilisée pour la première fois au cinéma.

Voilà que le film s’apprête à être revisité pour son 45e anniversaire. Développé dans le plus grand des secrets, puis annoncé à peine six mois avant son arrivée sur nos écrans, ce nouveau Black Christmas a pris les fans d’épouvante par surprise ; après tout, il avait d’abord fait l’objet d’une première relecture en 2006.

Cette fois-ci, le récit original a été confié aux bons soins de la cinéaste américaine Sophia Takal qui, visiblement, n’en a gardé que l’essentiel. Exit les demoiselles en détresse de jadis, les héroïnes de ce nouveau Black Christmas sont loin d’être sans défense, à en juger par les bandes-annonces pour le moins révélatrices.

« Foncièrement féministe »

En entretien avec le magazine Entertainment Weekly, la réalisatrice (qui cosigne également le nouveau scénario) a expliqué que son intrigue n’était que « très, très vaguement inspirée » de l’œuvre originale. Et, à en croire ses propos, sa relecture sera résolument féministe, étant la première dirigée par une femme.

« Je me suis principalement inspirée du sentiment qui m’avait habitée en regardant l’original, cette idée de misogynie toujours présente et impossible à éradiquer complètement. Je n’avais pas envie de faire un film où une bande de femmes se font massacrer. À mon sens, ma responsabilité était de ne pas perpétuer cette idée que les personnages féminins sont unidimensionnels et ne servent qu’à être décimés. Je considère ce film foncièrement féministe », indique-t-elle.


► Black Christmas prendra l’affiche vendredi.