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Les mots dits du samedi

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Une belle jambe

Ses amies, Luce les a laissées tomber ou les a laissé tomber ? Un désaccord, quoi ! Mais ne nous en mêlons pas. Parlons plutôt de l’accord. Celui du participe passé. Le participe passé « laissé » s’accorde comme les autres participes passés suivis d’un infinitif. C’est-à-dire ? L’accord dépend du complément d’objet. Est-il avant le verbe ? Ici, oui. Luce a laissé tomber qui ? « Les » pour « ses amies ». Le complément d’objet direct « les » précède le verbe. Et ce complément est-il le sujet de l’action du verbe tomber ? Oui. Ses amies « ont posé le geste (virtuel) de tomber ». On écrira donc « Luce les a laissées tomber ». Mais il faudrait écrire « Luce les a laissé punir ». Il est clair dans ce bout de phrase, que les amies de Luce n’ont pas commis l’acte de punir. Donc, le participe passé ne varie pas. La règle ? « Si le complément de laisser est placé avant le verbe et qu’il est aussi le complément du verbe à l’infinitif (dans ce cas, ‘‘punir’’), et non son sujet, le participe passé ‘‘laissé’’ ne varie pas ». « Mais, écrit un lecteur, B. Chéhadé : L’Office québécois de la langue française nous dit qu’aujourd’hui on recommande de ne plus (jamais) accorder le verbe laisser lorsqu’il est suivi d’un infinitif ». En fait, l’OQLF remarque que les rectifications de l’orthographe proposent cette graphie. Mais il estime « que ni les graphies traditionnelles, ni les nouvelles graphies ne doivent être considérées comme fautives ». Voilà qui nous fait une belle jambe. À suivre...

Rappelle-moi ton joli nom

Je ne me rappelle pas du nom de mon voisin ou je ne me rappelle pas le nom de mon voisin ? « Se rappeler » est un verbe transitif direct refusant – c’est sa nature – d’être suivi de la préposition « de ». On ne dira ni n’écrira « je me rappelle de cette époque », mais « je me rappelle cette époque ». Cette règle peut être transgressée. Lorsque le complément est un pronom personnel, il faut en effet employer la préposition de : je me rappelle de vous (et non je me rappelle vous). « De » s’invite aussi lorsque « se rappeler » est suivi d’un infinitif invitant à ne pas oublier une action. Ex. : je dois me rappeler de ne rien oublier. Mais, faisons exception des... exceptions. Règle générale, on se rappelle quelque chose et on se souvient de quelque chose. Et qu’en est-il du verbe remémorer ? Remémorer, c’est rappeler quelque chose. Se remémorer quelque chose, c’est se le rappeler. C’est avoir le souvenir, la remembrance de quelque chose. La remembrance ? La remembrance, c’est ce qui revient en mémoire ou plutôt ce qui revenait en mémoire à l’époque des Mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand. On n’a pas fait de ce nom le verbe remembrer ce qui eût permis de se remembrer... ceci ou cela. Remembrer n’en existe pas moins, mais pour signifier « réunir des parcelles de terrain dispersées ». Quant au mot remembrance, il est devenu le remembrance anglais. À votre avis, d’où proviennent plus de 60 % des termes anglais ?

Quelle est la bonne formule ?

Il y a longtemps que je t’ai vu ou il y a longtemps que je ne t’ai pas vu ?

Des sessions d’entraînement ou des séances d’entraînement ?

Les lettres mêlées

AAMNONCHITI

Définition : Complot, intrigue.

Réponses

Quelle est la bonne formule ? : 1- Il y a longtemps que je ne t’ai pas vu. 2- Des séances d’entraînement.. 

Les lettres mêlées : MACHINATION.