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Londres: Passionnément anglaise

Chaque manifestant tenait un immense drapeau. J’en ai rarement vu autant dans une seule journée.
Photo courtoisie, Gilles Proulx Chaque manifestant tenait un immense drapeau. J’en ai rarement vu autant dans une seule journée.

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LONDRES | Lors de ma dernière visite à Londres cet automne, les rues débordaient de manifestants. Les « rebelles » écolos bloquaient différents sites ou monuments au nom de l’environnement. L’autre groupe, beaucoup plus massif, appuyait l’Europe... Cette foule réclamait que le Royaume-Uni demeure dans l’Union européenne même si le référendum à ce sujet il y a trois ans a penché en faveur du « oui », soit du départ de l’Europe mieux connu sous le nom de Brexit.

Alors que les drapeaux européens ornaient tous les édifices gouvernementaux il y a quelques années, ils avaient totalement disparu en octobre dernier. En revanche, le peuple de Londres, farouchement « anti-Brexit », brandissait le drapeau bleu étoilé associé à Bruxelles... Le monde à l’envers.

Cet homme brandissait un drapeau mi-britannique, mi-européen.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Cet homme brandissait un drapeau mi-britannique, mi-européen.

À Londres, les lieux de pouvoir sont à proximité du voyageur même si bien sûr une impressionnante horde de soldats et de policiers les gardent.

Comme touriste, je cheminais vers le 10 Downing Street, le bureau du premier ministre, qui est aussi une attraction. En m’approchant de White Hall, l’édifice des affaires étrangères, j’ai aperçu une troupe de cameramen. Soudainement, une femme est sortie. Comme des chiens affamés, les journalistes se sont lancés sur elle. Tandis que des policiers me pressaient de continuer ma route, je me suis dépêché de prendre une photo de cette politicienne apparemment très importante et controversée. Il s’agissait d’Arlene Foster, une chef unioniste nord-irlandaise, réputée dure à cuir, qui tient tête au flamboyant Boris Johnson.

Ces dames étaient convaincues que la sortie de l’Europe sera catastrophique. Je leur ai dit : « Vous avez voté oui pour sortir ! » 
« Pas nous, les campagnards ! » m’ont-elles rétorqué.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Ces dames étaient convaincues que la sortie de l’Europe sera catastrophique. Je leur ai dit : « Vous avez voté oui pour sortir ! » « Pas nous, les campagnards ! » m’ont-elles rétorqué.

Avec des élections prévues le 12 décembre prochain, la métropole anglaise doit être de nouveau électrisante ! Pourtant, le voyageur n’a rien à craindre. Cette foule immense de plus de 300 000 manifestants, dans laquelle j’étais noyé, était étrangement flegmatique, très anglaise. Je ne pourrais pas m’imaginer cette atmosphère disciplinée à Rio ou à Mexico !

Bref, je vous encourage à visiter Londres pendant les périodes de tension : ça ajoute à son cachet, ça fait ressortir son caractère !