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Un président des opérations hockey, et vite svp!

Geoff Molson doit revoir le modèle de son organisation et mieux s’entourer.
Photo d’archives, Martin Alarie Geoff Molson doit revoir le modèle de son organisation et mieux s’entourer.

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J’ai grandi dans la facilité sportive. Montréal était une vraie métropole, économiquement forte et sportivement rayonnante. Il y avait Nadia aux Jeux olympiques et Leonard contre Duran au gros stade. Il y a avait les Expos, les Alouettes, le Manic, et bien entendu, le Canadien.

La Ligue nationale de hockey logeait à Montréal, au sens propre comme au sens figuré. Les bonzes qui dirigeaient la Sainte-Flanelle dictaient en outre les grands enjeux aux exécutants de la ligue.

Puis il y a eu René Lévesque, son PQ et la lente dépossession qui se poursuit à ce jour. Mais je présume que je ne suis pas dans la bonne section du Journal pour m’étendre sur ce sujet.

Revenons aux sports. Le Canadien ne fait plus rêver les ti-culs qui apprennent à patiner au Québec. De Rouyn-Noranda à Havre-Saint-Pierre en passant par Victoriaville, les mousses jouent au hockey, et dès qu’ils sont étiquetés espoirs, soit à peu près à 8 ans, ils cessent de « jouer » et se mettent à « pratiquer » le hockey. Pas de farces. Des nutritionnistes préparent les menus pour des équipes novices en tournoi...

Puis ils grandissent et accumulent les statistiques individuelles au détriment des bannières collectives. Les parents de ces « hommes » de 12 ans signent avec un agent, lequel s’empresse de leur rappeler que pour leur bien, il sera préférable d’être repêché par une équipe d’un marché moins lourd que celui de Montréal...

Un chandail mythique

Les défis auxquels fait face Geoff Molson sont multiples et grands. Il faut équilibrer un budget grandissant, maintenir une courbe de revenus ascendante grâce à une équipe qui, à défaut d’être bonne maintenant, doit être pleine de promesses. Et il faut redonner l’élan envers ce chandail mythique aux jeunes espoirs de repêchage comme aux joueurs autonomes sans restrictions.

C’est trop pour un courtier immobilier. Geoff Molson doit mieux s’entourer. Le président a approuvé les dépenses de l’organigramme hockey sans doute le plus coûteux de la ligue nationale. Marc Bergevin et ses hommes revendiquent un chèque de paie combiné qui aurait pu contribuer à garder le siège social de RONA en sol québécois. Oups... N’empêche, il manque un encadré à l’organigramme, tout juste entre l’actionnaire de contrôle et le v.p. hockey.

Copier le modèle

Les Leafs de Toronto ont mis un terme à des années de médiocrité en nommant Brendan Shanahan. À Los Angeles, Luc Robitaille est le ciment de l’organisation des Kings. Bientôt, Martin Brodeur règnera au sommet chez les Devils.

À l’époque, les Glorieux amorçaient le mouvement. À défaut de redevenir vecteur de changements, est-ce trop demander au CH de copier le modèle à succès de ses pairs ? Stéphane Quintal et Vincent Damphousse passeraient chez le tailleur afin d’être le plus étincelants possible pour leur équipe. Monsieur Molson, vous avez leurs numéros ? Les deux sont dans le 514, c’est pas parfait, ça ?

Coup de cœur

Geoff Molson doit revoir le modèle de son organisation et mieux s’entourer.
Photo AFP

Les 49ers de San Francisco. La courte défaite sur la route dimanche dernier, face aux Ravens, de l’électrisant quart Lamar Jackson n’est pas banale. Elle confirme le statut de favori de la conférence nationale des Niners, en route vers le Super Bowl. Un front défensif dévastateur, une tertiaire efficace, une attaque posée balancée munie d’un centre arrière, une espèce en voie d’extinction. Les Niners, le club le plus 1994 de la NFL cette saison...

Coup de gueule

Les Cowboys de Dallas. J’ai vu le film sur leurs cheerleaders à l’âge de 11 ans. Je suis devenu fan en même temps que j’ai perdu un peu de mon innocence. Puis j’ai rencontré le jeu du football et j’ai continué de les aimer durant 25 ans. Jerry Jones a réussi à complètement m’assécher de l’Americas Team. Rien pour me ramener, ils risquent de participer aux séries avec un dossier de 7-9 et d’avoir le privilège de recevoir un match à la maison à titre de champions de section. Des fois, la NFL...

Un p’tit 2 sur...

Une victoire de David Lemieux ce soir dans le ring du Centre Bell. Ce n’est jamais simple de changer de catégorie de poids, mais Lemieux a ce qu’il faut. Ce soir il doit être convaincant, mais pas trop. S’il gagne en moins de 2 rounds, l’échantillonnage sera trop mince pour mesurer les suites possibles. S’il ne passe pas le KO à son adversaire, on soulèvera des doutes sur ses capacités à 168 livres. Je dis arrêt de l’arbitre au 8e round, le scénario parfait en route vers un titre mondial !