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Hall attrayant, oui et non

Taylor Hall
Photo AFP Taylor Hall

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Le directeur général des Devils du New Jersey, Ray Shero, veut se départir de Taylor Hall pour une raison, peut-être deux.  

Dans les faits, l’attaquant veut tester le marché des joueurs autonomes sans compensation, une façon bien polie de dire aux Devils : non merci!  

Également, parce que Hall, après une saison remarquable il y a deux ans, ne joue plus avec la même conviction. Par conséquent, pourquoi continuer cette association?  

Donc, Shero a décidé de créer une surenchère dans la LNH.  

À ses homologues de la Ligue nationale, il dit simplement : «Je n’ai pas fixé un prix pour les services de Taylor Hall, mais si vous avez des suggestions intéressantes, je tendrai l’oreille.»  

Évidemment, le nom de Hall retient toute l’attention puisque l’on approche de la trêve de la période des Fêtes. Ainsi, du 19 au 26 décembre, les équipes ne pourront faire d’échange.  

Hall sera-t-il échangé avant cette trêve?  

J’en doute.  

Shero s’accordera du temps pour peser le pour et le contre. Pour effectuer une étude approfondie des joueurs et des conditions qu’on veut bien lui proposer, mais encore là faut-il qu’on se bouscule à la porte des Devils.  

L’intérêt du Canadien  

Vous vous demandez sans doute si Marc Bergevin placera un appel au New Jersey.  

Pourquoi pas?  

Après tout, Hall représente à première vue un joueur qui pourrait apporter du punch au top 6 du Canadien. Également, parce que Bergevin qui a fixé comme objectif en début de saison une participation aux séries éliminatoires. Hall donnerait à son équipe encore plus de ressources pour amorcer le sprint final.  

Mais il y a toujours le prix.  

Que peut-il offrir aux Devils et à Shero? Que recherche celui-ci?  

Sans doute un choix de première ronde. Sans doute aussi un joueur évoluant dans la Ligue nationale. Également, un joueur considéré comme un espoir.  

Il y a aussi les conditions de la transaction.  

Puisque Hall peut se prévaloir de son statut de joueur autonome sans compensation le 1er juillet 2020, on doit s’assurer que le patineur convoité acceptera de se joindre à sa nouvelle formation pour plusieurs années.  

À moins que Bergevin décide de payer un prix élevé pour un joueur de location, ce qui n’est pas la solution idéale.  

L’argent n’est pas un problème  

Le plafond salarial ne représente pas un problème. Bergevin possède les ressources financières pour participer au derby Hall. Cependant, il sait qu’il aura à décider prochainement de l’avenir de Brendan Gallagher, de Jeff Petry et de Max Domi. On pourrait également ajouter les noms de Tomas Tatar et de Phillip Danault.  

À l’exception de Domi, tous les autres attaquants de l’équipe verront leur contrat venir à échéance à la fin de la saison 2020-2021.  

C’est un pensez-y-bien.  

Hall est un joueur attrayant. Mais encore plus pour une équipe aspirante à la coupe Stanley. Une formation comme l’Avalanche du Colorado, par exemple.  

Une formation où il devrait prendre sa place dans un vestiaire où l’on prêche la collectivité et où la chimie est bien installée. Le DG de l’Avalanche, Joe Sakic, est le premier à reconnaître que l’atmosphère n’a jamais été aussi saine à l’intérieur de l’organisation.  

C’est le devoir de tout directeur général de bien s’informer sur le joueur et sur le prix à payer.  

Sakic ne touchera pas à ses meilleurs effectifs. Et dans le cas du Canadien, qui pourrait bien intéresser Shero? Sans doute Gallagher. Domi, peut-être.  

Le Canadien y gagnerait-il au change?  

Pas certain du tout.  

Galchenyuk en transit  

On ne pourra jamais reprocher au directeur général des Penguins de Pittsburgh, Jim Rutherford, de cacher la vérité. Dans le dossier Alex Galchenyuk, qui n’a marqué que deux buts jusqu’ici, il affirme que les Penguins devront sans doute se départir de l’ex-joueur du Canadien quand les blessés regagneront la formation des Penguins.