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Le Québécois qui habille les «gamers» du monde entier

Une gamme de vêtements conçue spécialement pour les sports électroniques

Cole Gurman a créé H4X, il y a deux ans, dans l’arrondissement Saint-Laurent de Montréal, avec l’aide de plusieurs investisseurs. M.Gurman est âgé de 24 ans.
Photo courtoisie Cole Gurman a créé H4X, il y a deux ans, dans l’arrondissement Saint-Laurent de Montréal, avec l’aide de plusieurs investisseurs. M.Gurman est âgé de 24 ans.

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Cole Gurman, jeune entrepreneur montréalais de 24 ans, a trouvé une niche de marché plutôt inusitée : le « streetwear » destiné aux athlètes et aux amateurs de sports électroniques. 

Des vêtements performants de grande qualité afin que les gamers aient leur uniforme pour livrer bataille à Fortnite, Dota2, League of Legends, ou à des jeux de sports comme FIFA ou la franchise NHL. 

Ces « athlètes » ont besoin de mobilité sans friction lorsqu’ils jouent. Les vêtements sont faits de tissus haute performance qui les gardent au sec. Des espaces de ventilation sont placés aux différents endroits du corps, les manches permettent plus de flexibilité pendant qu’ils jouent, etc.   

« Partout dans le monde les jeunes jouent à des jeux vidéo. Certains en font des carrières et gagnent beaucoup d’argent. Mais quand je regardais leur habillement, je voyais de jeans, des joggings avec des chandails dépareillés », explique Cole Gurman, qui a étudié la finance à la John Molson School of Business de l’université Concordia et dont le père est le magnat de l’industrie vestimentaire Wayne Gurman.  

« Ils n’avaient pas de code vestimentaire. Nous avons donc créé une marque pour les sports électroniques. Un peu comme Adidas or Nike, notre gamme de vêtements combine le “streetwear”, pour le quotidien, et les vêtements performance pour les athlètes. » 

Le coût de bâtir une marque  

Son entreprise, H4X (prononcée Hacks), a été fondée il y a deux ans avec l’aide de plusieurs investisseurs. Située dans l’arrondissement Saint-Laurent, à Montréal, son but a toujours été de devenir une marque mondiale, ce qui engendre des coûts énormes.    

« Le marketing coûte très cher. Si vous voulez percer dans différents marchés autour du monde, ça vous prend de la publicité, des espaces d’exposition. Vous devez aussi signer des athlètes à commanditer (l’entreprise compte quatre joueurs-ambassadeurs à ce jour).  

Cole Gurman a créé H4X, il y a deux ans, dans l’arrondissement Saint-Laurent de Montréal, avec l’aide de plusieurs investisseurs. M.Gurman est âgé de 24 ans.
Photo Courtoisie

Il y a aussi les coûts de distribution qui sont multipliés, la chaîne d’approvisionnement à gérer... Si vous voulez être visible dans plusieurs marchés, vous devez dépenser beaucoup d’argent », dit-il. 

H4X vient d’ailleurs de mettre sur pied un nouveau laboratoire d’innovation. Accueillant des équipes et des joueurs professionnels qui s’entraînent en vue de participer à des tournois, le centre est doté d’ordinateurs à la fine pointe de la technologie et des kinésiologues travaillant en collaboration avec les joueurs, surveillant par le fait même leur façon de jouer et leur temps de réaction.  

« C’est vraiment utile pour stimuler l’innovation et l’élaboration de produits », dit Cole Gurman. 

La prochaine étape ?  

« Nous voulons percer en dehors de la communauté des e-Sports. Des tas de gens portent des vêtements Billabong ou Vans même s’ils ne font pas de surf ou de planche à roulettes », dit le jeune PDG.  

« Notre histoire transcende la seule communauté des gamers. Ce que Vans est au skateboard, Billabong au surf ou Lullulemon au yoga, H4X va l’être au jeu vidéo et aux e-Sports ! » 

H4X  

  • Nombre d’employés : 15 
  • Siège social : Montréal 
  • Revenus de l’industrie du e-sport en 2019 : 1,1 milliard $ US (plus de 1 450 milliards $ CA)