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Le rôle de Galchenyuk de plus en plus limité

L'ancien du CH est au cœur de certaines rumeurs

Le rôle de Galchenyuk de plus en plus limité
Photo AFP

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PITTSBURGH | Les temps sont durs pour Alex Galchenyuk avec les Penguins. Relégué sur la quatrième unité, l’ancien attaquant du Canadien a obtenu moins de 10 minutes de temps d’utilisation lors de cinq de ses six derniers matchs. 

Si on fait abstraction de sa saison recrue, il n’était arrivé qu’à trois occasions que Galchenyuk touche aussi peu à la surface de jeu au cours d’une rencontre.  

En plus, lors de cinq des huit derniers matchs, il n’a pratiquement pas été envoyé dans la mêlée lors des attaques massives. Au cours des deux derniers, il a même été cloué au banc. Pourtant, lors de l’un d’entre eux, les Penguins avaient évolué avec l’avantage d’un homme pendant 8 min 37 s. 

«Que voulez-vous que je vous dise? Ce n’est pas moi qui prends les décisions», a lancé Galchenyuk, lundi midi, après l’entraînement tenu en banlieue de Pittsburgh. 

Ce qui ajoute à la curiosité de la situation, c’est que la liste des blessés est plutôt longue chez les Penguins. En plus de Sidney Crosby, opéré pour une hernie à la mi-novembre, Nick Bjugstad et Patric Hornqvist sont les autres attaquants sur la liste des blessés. 

D’ailleurs, l’incapacité de Galchenyuk à saisir l’occasion de se faire valoir a incité Jim Rutherford, le directeur général des Penguins, à se demander si l’athlète de 25 ans serait en mesure de percer la formation lorsque tout le monde sera en santé. 

«En fait, ce qu’il a dit, c’est qu’Alex devra se battre pour un poste, car nous avons une formation compétitive», a tenu à rectifier Mike Sullivan, lorsque Le Journal a voulu lui rappeler les propos de son patron. 

Blessé au mauvais moment 

Peu importe la sémantique, il n’en demeure pas moins que cette affirmation en a amené plusieurs à soulever l’hypothèse que Galchenyuk était sur le marché des transactions. 

• À lire aussi: Un autre déménagement à prévoir pour Alex Galchenyuk? 

Peut-être est-ce le cas. Peut-être est-ce aussi que Rutherford souhaitait donner un électrochoc à celui qu’il a acquis des Coyotes en retour de Phil Kessel, au cours de l’été. 

Après 21 matchs, l’ancien choix de premier tour du Canadien n’a récolté que 10 points, dont deux buts. Rutherford devait certainement s’attendre à un meilleur retour sur son investissement. 

«Il y a certains matchs au cours desquels il a été efficace et d’autres où on aurait souhaité qu’il ait un meilleur impact. Présentement, on travaille avec lui pour voir si on peut l’aider à solidifier son jeu», a indiqué l’entraîneur des Penguins. 

«À sa défense, il a raté une bonne partie du camp d’entraînement. Quand ça arrive, ça prend parfois du temps pour rattraper le temps perdu», a-t-il ajouté. 

Effectivement, une blessure au bas du corps a tenu Galchenyuk à l’écart pendant quelques semaines, le faisant rater neuf des 12 premiers matchs des Penguins. 

Les efforts sont là 

Au moins, il ne semble pas que le cœur à l’ouvrage doive être remis en cause. Des collègues affectés à la couverture régulière des Penguins racontent que l’Américain ne cesse de faire des heures supplémentaires après les entraînements. 

À tel point qu’à un certain moment, la semaine dernière, ses entraîneurs ont pratiquement dû le sortir de force. 

«Je fais tout ce que je peux. Je me présente à l’aréna pour travailler et essayer d’améliorer mon jeu. En continuant de cette façon, j’espère que ça pourra se transposer bientôt dans les matchs», a indiqué Galchenyuk, dont le contrat (4,9 M$/année) viendra à échéance au terme de la saison. 

Le constat est le même au sein du vestiaire. En plus de reconnaître son travail, on estime qu’il s’est très bien adapté à son nouvel environnement et qu’il est apprécié de ses coéquipiers.