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Un ex-trafiquant de «sels de bain» doit 220 000$ à l’impôt

Patrice Genest
Photo courtoisie

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Un ex-trafiquant de drogue synthétique, appelé «sels de bain», déjà condamné à huit ans de pénitencier doit maintenant 220 000 $ à l’Agence du revenu du Canada qui a pris une hypothèque légale sur sa résidence de Sainte-Brigitte-de-Laval.

Arrêté en novembre 2012 alors qu’il était à la tête d’un réseau de trafiquants de drogue de synthèse, Patrice Genest roulait sur l’or comme le prouvent les 18 000 $ en argent comptant qui avaient été saisis chez lui. À l’époque, l’homme profitait de la récente popularité d’une nouvelle drogue de synthèse, le méthylènedioxypyrovalérone (MDPV), pour faire de bonnes affaires.  

Cette drogue mieux connue sous le nom de «sels de bain» est une cocaïne synthétique qui faisait des ravages en raison de son prix moins élevé que la poudre blanche et de son caractère très addictif. En septembre 2012, quelques semaines avant l’arrestation de Genest, le composé chimique du MDPV avait été déclaré illégal au Canada.  

Huit ans de prison

Une peine dissuasive de huit ans de pénitencier avait été annoncée contre l’homme de Sainte-Brigitte-de-Laval. «Nous sommes en présence d’un individu qui ne démontre aucun scrupule», avait tranché la juge en parlant des «aspirations monétaires» de Genest.  

L’homme de 42 ans a été libéré d’office aux deux tiers de sa peine en décembre 2018. À son retour en société, le délinquant a cependant été «submergé» par différents problèmes financiers, incapable de se trouver un emploi tandis que sa demande d’aide sociale lui a été refusée. 

Il s’avère que ce dernier louait sa résidence de Sainte-Brigitte à «une relation des Hells Angels du chapitre de Québec», selon un rapport de la Commission des libérations conditionnelles du Canada. Les revenus de location n’étaient pas déclarés, ils étaient plutôt encaissés par un tiers.  

«Vous auriez refusé de rectifier cette situation telle qu’exigée de peur que le gouvernement ne saisisse ces revenus pour rembourser votre dette», s’était-il justifié à la CLCC. «Le service correctionnel canadien ne sera pas complice de vos magouilles visant à éviter des saisies de revenus», avait rétorqué son équipe de gestion. 

Hypothèque légale

En effet, l’Agence du revenu du Canada était bien au courant des avoirs de Patrice Genest puisque celle-ci a émis un avis d’hypothèque légale de 219 640 $ sur sa résidence située au nord de Québec.  

C’est en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu que cette somme est exigée, selon l’avis d’hypothèque légale déposé en octobre.