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Adapter sa conduite à l’hiver

En hiver, les sentiers de quad vont vous amener à découvrir des décors magnifiques.
Photo courtoisie En hiver, les sentiers de quad vont vous amener à découvrir des décors magnifiques.

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La conduite d’un véhicule hors route en hiver nécessite des ajustements importants pour le conducteur qui décide de circuler dans les sentiers du réseau québécois.

Maître moniteur en conduite de véhicules hors route, relevant de la Fédération québécoise des clubs quads, Pierre Tremblay nous a expliqué que comme en voiture, les gens doivent adapter leur conduite.

« Les conditions de circulation sur les surfaces durcies et glacées de l’hiver ne sont pas du tout les mêmes que durant les autres saisons. Il faut redoubler de prudence et se rappeler en tout temps que l’adhérence des pneus n’est pas idéale. Il est préférable de garder la pression plus basse dans les pneus parce qu’ils auront une meilleure adhérence. Des amateurs utilisent des pneus cramponnés, comme on le fait pour les voitures, un avantage certain pour le contrôle de leur véhicule. Si vous décidez d’utiliser des vis à glace elles ne doivent pas dépasser de plus de deux centimètres pour que se soit légal. »

Il est préférable de placer le matériel à transporter sur le support avant du véhicule. « Avec ce poids supplémentaire, vous allez avoir un meilleur contrôle. Dans les courbes, le transfert de poids du corps vers l’intérieur est important. Il est préférable de toujours circuler avec le quatre roues motrices engagées, quelle que soit la saison. »

Pour les amateurs qui utilisent des chenilles sur leur quad ou leur côte-à-côte en hiver, il y va de ces recommandations : « Sur la glace, c’est bien simple, les chenilles deviennent quatre patins. Souvent, les amateurs oublient que s’ils sortent du sentier ils peuvent connaître les mêmes problèmes qu’avec des pneus et demeurer enlisés ou carrément virer sur le côté. Circuler sur un marécage qui n’est pas bien gelé en hiver peut faire en sorte que le véhicule va s’enliser. Il devient trois fois plus lourd et très difficile à sortir de sa fâcheuse position. »

PROTÉGER LE PASSAGER

Un des points sur lesquels il a insisté, c’est la conduite à adopter si vous transportez un passager.

« La suspension arrière doit être raffermie afin d’empêcher le véhicule de se cabrer lorsque l’on accélère. Il doit rester droit. Si on décide de traverser un endroit qui nous semble hasardeux, il faut faire descendre le passager tout comme lorsque l’on a à monter une pente de plus de 17 %. Plusieurs amateurs utilisent un véhicule à une place, auquel ils ajoutent un banc pour en faire un deux places. »

En ce qui concerne le côte-à-côte, il rappelle aux amateurs qu’il faut se méfier du faux sentiment de sécurité. « Souvent, les gens se croient plus à l’abri parce qu’il y a une cage de protection. Ils peuvent eux aussi se renverser sur le côté. À bord, tous les passagers doivent être attachés à leur siège et porter leur casque avec visière. Chacun doit avoir son propre banc. Les pieds doivent toucher au sol dans le véhicule et une poignée de maintien doit être accessible pour chacun. »

Il a tenu à rappeler que si on doit tracter un véhicule, il faut l’attacher le plus bas possible. Si vous utilisez un arbre pour vous sortir d’une mauvaise situation, on conseille de placer une sangle autour de l’arbre pour éviter de briser l’écorce. Il recommande de porter plusieurs couches de vêtements parce que l’on pourra s’adapter à toutes les conditions météo. Avoir de l’essence avec soi est nécessaire parce que si les conditions empirent, votre véhicule pourrait consommer de deux à trois fois plus d’essence.

RÈGLES À SUIVRE

Au Québec, l’âge minimal pour conduire un VTT est de 16 ans. Pour les conducteurs de 16 et 17 ans, il est nécessaire de suivre la formation de conduite afin d’obtenir un certificat d’aptitude délivré par la Fédération québécoise des clubs quad. Si le même conducteur doit traverser une route durant ses randonnées, il doit aussi posséder un permis de conduire en règle. Les permis pour conduire un cyclomoteur, un tracteur de ferme ou d’apprenti conducteur, sont admissibles. Dans ces cas toutefois, il faut que le jeune soit sous la supervision d’un conducteur possédant un permis de conduire valide. En vous procurant les immatriculations pour un VTT, vous devez fournir la preuve que vous possédez un contrat d’assurance de responsabilité civile minimal de 500 000 $ pour les préjudices corporels et matériels que vous pourriez causer. Naturellement, pour circuler en sentier, vous devez posséder votre droit d’accès émis par la FQCQ. Vous pouvez vous le procurer auprès de votre club, de concessionnaires, de commerces dépositaires ou encore en ligne. Une entente interprovinciale vous permettra alors de circuler aussi dans les sentiers du Nouveau-Brunswick.