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Hausse des cas d'intoxications à l'alcool à Lévis

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La surconsommation d’alcool sur le territoire de Lévis inquiète les autorités policières, qui ont dénombré plus d’une soixantaine de cas dans la dernière année.  

Entre décembre 2018 et décembre 2019, pas moins de 66 personnes ont été transportées par ambulance à la suite d’une consommation excessive d’alcool, indique Maxime Pelletier, porte-parole au Service de police de la Ville de Lévis (SPVL). 

«C’est une problématique qui nous inquiète, particulièrement avec les partys des Fêtes qui sont commencés et qui vont se poursuivre encore quelques semaines», explique M. Pelletier. 

Le SPVL n’a pas de statistiques pour comparer la situation avec les années précédentes, mais la hausse est évidente, selon les patrouilleurs et les enquêteurs. 

«On n’en voyait pratiquement pas, ou à l’occasion, mais pas autant», poursuit le porte-parole. 

Les plus touchés sont surtout les moins de 30 ans. 

Cocktail avec de la drogue  

L’intensité de l’intoxication varie d’une personne à l’autre, mais, dans certains cas, cela aurait pu très mal se terminer, indique la police, qui ne rapporte heureusement aucun décès. 

«En novembre dernier, nous sommes intervenus pour une jeune femme qui est tombée inconsciente sur le banc de neige d’un stationnement. On ne voudrait pas avoir un appel pour un décès par hypothermie», insiste M. Pelletier. Il rappelle l’importance de veiller sur ses proches et amis lors de soirées arrosées. 

Le SPVL n'écarte pas la possibilité que d'autres substances, comme le GHB, surnommé «drogue du viol», soient combinées à l'alcool dans certains cas.   

Le CIUSSS de Chaudière-Appalaches constate également un achalandage plus élevé aux urgences pour des cas d’intoxication. La chef du service d’urgence de l’Hôtel-Dieu de Lévis, la Dre Marie-Claire Baby, pense également que certains cas sont liés à la consommation involontaire de GHB. La drogue demeure difficile à détecter, car ses traces disparaissent du sang ou de l'urine après quelques heures. 

«Ces temps-ci, effectivement, on dirait que l’on recommence à avoir des intoxications involontaires qui laissent soupçonner du GHB», se désole la Dre Baby.