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Les manufacturiers veulent plus d’immigrants

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Les manufacturiers québécois étranglés par la pénurie de main-d’œuvre qui les prive de 20 000 travailleurs demandent au gouvernement Legault de hausser de toute urgence les seuils d’immigration à 60 000 par année.  

« Il y a urgence. Ça les affecte au quotidien, ils se sentent au dépourvu », a alerté en entrevue au Journal la PDG de Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ), Véronique Proulx.   

Sans une hausse rapide de plus de 40 % du nombre d’immigrants reçus chaque année au Québec, de 42 000 à 60 000, l’avenir de certaines PME pourrait même être en péril, alerte MEQ.   

« Il est temps d’agir. Nous parlons depuis trop d’années », déplore l’organisme patronal dans une lettre ouverte aux premiers ministres Justin Trudeau et François Legault, dont Le Journal a obtenu copie et qui est signée par de gros joueurs, comme ArcelorMittal Produits Longs Canada, Énergie Valero et Groupe Canam.   

Plus de 24 000 entreprises œuvrent dans le secteur manufacturier dans la province, ce qui représente plus de 445 000 travailleurs. Or, près de 20 000 travailleurs manquent toujours.   

Moins bon français  

En plus de prôner une augmentation des seuils, MEQ estime que Québec doit laisser plus de temps aux immigrants pour apprendre le français une fois arrivés ici. Par exemple, plusieurs font appel à des soudeurs ou des électromécaniciens d’Asie ou d’Amérique latine qui ont parfois de la difficulté à maîtriser la langue française comme demandé.   

« C’est un niveau qui est excessivement élevé qu’une certaine proportion des Québécois de souche ne parlent pas, et on demande à des gens qui ne connaissaient pas le français avant d’arriver ici de parler cette langue-là, à ce niveau-là. C’est presque impossible », conclut Mme Proulx.

Extraits de la lettre ouverte

Courtoisie

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