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Coupable de méfait et de possession de cocaïne: Donald Brashear est tombé pour mieux se relever

L’ex-hockeyeur a plaidé coupable à des accusations mardi

Donald Brashear
Photo d'archives, Annie T. Roussel Donald Brashear

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C’est avec beaucoup d’humilité et de fierté pour tout le travail qu’il a accompli au cours des derniers mois pour se sortir de sa dépendance à la drogue que l’ex-joueur de la LNH Donald Brashear a plaidé coupable, mardi, à des accusations de méfait et de possession de stupéfiants.

Au milieu des années 1990, Brashear a touché, selon son avocat, Me Vincent Montminy, « à tout ce que les p’tits gars rêvent un jour d’avoir », mais ses comportements et sa consommation l’ont lentement fait glisser sur une pente descendante. 

En juin, l’homme de 47 ans a été accusé de méfait et de possession de stupéfiants après avoir été expulsé de l’appartement qu’il louait. 

« M. Brashear avait fracassé une fenêtre à côté de la porte-fenêtre pour pouvoir entrer après que les serrures eurent été changées. Après son arrestation, lors de la fouille, les policiers ont retrouvé 0,6 g de cocaïne », a brièvement résumé le poursuivant, Me Jean-Philippe Robitaille.

Thérapie fermée

Après avoir touché les bas fonds, Brashear, combattant dans l’âme, a décidé de se relever. Il a suivi une thérapie au centre Portage puis une autre à la Villa Ignatia. 

Au mois d’octobre, l’ancien ailier gauche a été remarqué au Tim Hortons de la rue Bouvier, à Québec, après y avoir été embauché par Pierre Sévigny, ancien porte-couleurs du Canadien de Montréal. Un poste qui est venu avec « une grosse dose d’humilité » selon l’avocat de l’ancien joueur de hockey.

« Mon client a fait beaucoup de travail sur lui et il peut maintenant servir d’exemple. Un jeune qui se fait servir un café par lui s’en souvient. Il s’implique beaucoup et il parle de toxicomanie », a ajouté Me Montminy au juge Mario Tremblay qui s’est montré en accord avec l’avocat de défense.

« Les gens qui suivent votre histoire vont comprendre les effets négatifs de la dépendance en voyant les efforts que vous avez faits pour vous en sortir et vous reconstruire. Je vous félicite pour vos efforts », a ajouté le président du tribunal qui, à la suggestion des avocats, a fait bénéficier Brashear d’une absolution conditionnelle à sa bonne conduite pour une période de six mois.

Avancer dans le positif

Au sortir de la salle, l’ancien joueur de hockey qui ne désirait d’abord pas s’adresser aux médias a finalement accepté de s’ouvrir un peu plus. 

« C’était mes derniers déboires avec la justice et pour moi, c’est la dernière affaire qui va se passer. Je veux que ma vie avance dans le positif », a-t-il dit en mentionnant avoir été « très touché » par les propos du magistrat.

« Se faire féliciter pour les efforts qu’on fait, ça n’arrive pas souvent. On retient plus le négatif... Mais quand on fait du bon, et qu’on se le fait dire, ça fait du bien », a-t-il ajouté avant de quitter le palais de justice de Québec.