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Personnalités espionnées sur leur téléphone: Véronique Cloutier veut un coupable et Brendan Gallagher s’inquiète

L’animatrice ne croit pas que son cell a été piraté par une technique d’hameçonnage

Les Morissette en spectacle, lecture des textes devant publique.
Photo Ghyslain Lavoie Véronique Cloutier en a dit un peu plus en ondes, mardi, à son émission Véronique et les Fantastiques, concernant l’enquête sur le piratage de son cellulaire.

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Véronique Cloutier a dévoilé à son émission de radio mardi que la méthode d’espionnage dont elle et d’autres personnalités ont été victimes n’implique pas une technique d’hameçonnage.  

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« C’est beaucoup plus complexe que ce qui est sorti dans les nouvelles », a lancé d’emblée l’animatrice Véronique Cloutier, mardi, sur les ondes de Rouge FM.   

Elle a dit qu’il ne s’agissait pas d’un simple « clic » sur un lien d’hameçonnage.    

« Je sais qu’il y a des gens qui font ça, mais moi, ce n’est pas ça », a-t-elle insisté.   

Mardi, notre Bureau d’enquête révélait qu’elle et au moins des dizaines d’autres personnalités publiques du Québec, dont des joueurs du Canadien de Montréal, avaient été espionnées à leur insu par le piratage de leur téléphone cellulaire.    

Contrainte au silence  

C’est Véro qui a alerté les autorités en portant plainte dans ce dossier. La police de Longueuil mène une enquête à ce sujet depuis plus d’un an.   

« Je ne peux pas vraiment parler parce qu’il y a une très sérieuse, longue et complexe enquête en cours, a-t-elle dit. Ce sont de nouveaux crimes, avec l’arrivée des nouvelles technologies des dernières années. »   

« Je pense qu’il faut qu’il y ait des sanctions, a-t-elle dit. La justice va suivre son cours. »   

Elle a conclu son intervention par une blague qui a fait rire ses coanimateurs.   

« Sachez que maintenant, il y a peut-être un criminel quelque part au Québec qui sait tout ce que je pense de vous autres. »   

Gallagher pose des questions  

Le Journal a aussi appris qu’un des joueurs du CH, Brendan Gallagher, s’était inquiété après avoir été mis au courant de la nouvelle mardi.   

« Peut-on savoir ce qui se passe ? » a-t-il demandé aux hauts gradés de l’organisation, non sans raison.   

« [Brendan] pensait que le Canadien était au courant du dossier et qu’on voulait cacher la situation aux joueurs », nous a raconté Paul Wilson, vice-président principal affaires publiques et communications du CH.    

Celui-ci a toutefois assuré que ce n’était pas le cas. « On ne fait pas de cachettes », a-t-il dit.   

Enquête à l’interne  

La position du Tricolore n’a pas changé non plus depuis la publication de cette histoire.    

« Aucun membre de notre organisation n’en a entendu parler, a répété M. Wilson. Pour nous autres, c’est la première fois. »   

Le Canadien dit avoir mené une enquête à l’interne pour en venir à cette conclusion.    

« Si jamais [un pirate] réussit à s’infiltrer dans mon cellulaire [il] va juste trouver ça drôle », a commenté l’attaquant Phillip Danault, mardi soir, à la suite d’une victoire contre les Penguins à Pittsburgh. En tant que joueur de hockey, on n’a déjà pas beaucoup d’intimité. Les coupables devraient être jugés sévèrement. »   

Deux autres options plausibles  

Comme Véronique Cloutier a éliminé l’hameçonnage des méthodes potentielles utilisées pour épier son cellulaire, il resterait deux autres options plausibles, selon Steve Waterhouse, spécialiste en sécurité informatique.   

« Soit le malfaiteur a effectué une copie physique de la carte Subscriber Identity Module [SIM], soit quelqu’un a compromis la sécurité de ses informations chez le fournisseur de services », avance-t-il.   

L’expert n’écarte cependant pas la possibilité qu’une personne ait eu un accès physique au cellulaire des victimes pour y introduire un logiciel ou pour subtiliser de l’information. 

  

Technologie poussée  

Il est encore tôt pour statuer de la méthode exploitée avec les informations connues, selon Anne-Sophie Letellier, porte-parole de Crypto.Québec, et Éric Lessard, consultant en sécurité informatique.   

Les deux spécialistes comprennent qu’il puisse s’agir d’un stratagème « plus complexe » que l’hameçonnage, mais qui nécessite une technologie poussée, compte tenu du nombre et du type de victimes.