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BMR planche sur une expansion en Ontario

Le quincaillier y a présentement dix points de vente

Pascal Houle œuvre au sein de la Coop fédérée depuis 1998. La Coop fédérée a pris le contrôle du Groupe BMR en février 2015. M. Houle est devenu PDG peu de temps après.
Photo d’archives, Martin Alarie Pascal Houle œuvre au sein de la Coop fédérée depuis 1998. La Coop fédérée a pris le contrôle du Groupe BMR en février 2015. M. Houle est devenu PDG peu de temps après.

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Jugeant que le marché québécois arrive à saturation, le réseau de quincailliers indépendants BMR entend désormais mettre le cap sur l’Ontario.

« On a perdu un fleuron québécois avec la vente de RONA à Lowe’s, mais BMR est ici pour rester », a affirmé d’emblée le chef de la direction de BMR, Pascal Houle, hier devant la communauté d’affaires.

Cela n’empêchera pas l’entreprise de partir elle-même à la conquête d’autres contrées, à commencer par le marché ontarien, évalué à 15 milliards de dollars.

« L’Ontario, c’est définitivement un marché de prédilection », insiste M. Houle.

Beaucoup d’indépendants

Malgré la présence de grandes surfaces en milieu urbain, le milieu ontarien de la quincaillerie demeure caractérisé par la présence d’un très grand nombre de marchands indépendants, qui pourraient être tentés de faire le saut vers BMR.

« On sollicite des marchands de détail pour qu’ils se joignent à nous, dit-il. On va le faire magasin par magasin. » L’Ontario compte déjà 10 BMR, et le Québec, 280.

Le groupe de Boucherville a également fait l’acquisition cette année d’une participation dans Lefebvre & Benoit, un distributeur de matériaux de construction commerciale déjà présent dans l’agglomération de Toronto.

Forte concurrence

Comme tout le secteur du détail, les quincailleries sont affectées par le virage numérique des consommateurs.

C’est encore plus le cas pour BMR, une entreprise nettement plus modeste en taille que Lowe’s ou Home Depot, par exemple.

« Amazon et eBay ont bouleversé l’industrie avec leur technologie et leur efficacité. Le virage numérique pour nous était incontournable. Mais Home Depot a investi 5,4 milliards $ dans sa stratégie numérique. C’est quatre fois notre chiffre d’affaires », expose M. Houle.

« Sans avoir les moyens de Lowe’s et Amazon, on est soumis aux mêmes exigences. C’est un très gros défi pour BMR. »