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Il était minuit moins une

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Sans le savoir, les motoneigistes et les quadistes du Québec ont bien failli voir leur saison bouleversée cet hiver.

Jeudi dernier, le gouvernement a fait adopter le projet de loi 54. Il devait être approuvé absolument avant la fin de la session, sinon plusieurs clubs du Québec risquaient d’avoir des problèmes pour offrir le réseau de sentiers actuel dans son intégralité.Le projet de loi a permis de reporter au 31 décembre 2020 l’immunité qui protège les clubs contre des poursuites concernant le bruit, la pollution et tous les aspects nuisibles que de nombreux «anti» dénoncent à grands cris. 

Si l’immunité avait été levée, plusieurs recours collectifs, qui sont prêts, auraient été intentés immédiatement par les gens qui sont à leur tête. C’est le réseau interrégional qui risquait d’écoper le plus. 

Impact économique

Uniquement pour les commerces de restauration et d’hébergement, les retombées économiques se chiffrent à plus de 1,6 milliard de dollars par année au Québec. 

Tout se passe durant une saison qui dure entre 12 et 16 semaines pour la motoneige et sensiblement la même chose pour le quad. Pour certaines régions du Québec, c’est une question de survie. 

Le principe de l’immunité pour protéger les clubs a été mis de l’avant par le gouvernement Charest en 2004, à la suite du jugement Langlois. 

Ce jugement avait ouvert la voie aux résidents demeurant à moins de 100 mètres d’un sentier pour qu’ils puissent intenter des poursuites contre les clubs, les municipalités régionales de comté et plus, bref, tous les autres intervenants qui sont responsables de la pratique de ces deux loisirs. 

Nouvelle loi

Le gouvernement s’apprête à déposer une nouvelle loi concernant les véhicules hors route et la pratique des différentes activités qui y sont reliées. 

Il faut espérer qu’il va réellement agir au cours de la prochaine année sinon, encore une fois, les fédérations et les adeptes vont à nouveau retenir leur souffle. 

Ils devront vivre en décembre 2020 la même situation de stress qu’ils viennent tout juste de vivre. 

Une des dispositions du projet de loi 54 peut redonner espoir au milieu. Il y est mentionné : «Le projet de loi [54] prévoit qu’une cessation d’effet pourrait intervenir plut tôt si une loi, portant sur la réforme de l’encadrement des véhicules hors route et de la circulation en sentier, est sanctionnée avant cette date [31 décembre 2020].» 

Au Québec, si on additionne motoneiges et quads, on constate que plus d’un demi-million de véhicules sont immatriculés. 

De ce nombre, plus de 145 000 adeptes sont membres d’une des deux fédérations, ce qui signifie qu’ils circulent en sentiers. Il faut régler le cas une fois pour toutes. 

Comme le mentionnait Denis Lavoie de Motoneiges.ca, les fabricants ont travaillé très fort sur les dossiers du bruit et de la pollution au cours de la dernière décennie. 

Cela leur a permis de développer des véhicules qui répondent à toutes les normes environnementales fixées. 

En attendant que tout soit réglé, en tant que motoneigiste ou quadiste, il faut adopter un comportement responsable afin d’éviter les conflits. 

Pour gratter son sentier

 

Photo courtoisie, Karl Tremblay

Les motoneigistes désirant se tracer un sentier personnalisé apprécieront certainement cette gratte conçue par Gerry Ouellet. Elle arrive en différentes versions et peut s’adapter aussi bien à une motoneige qu’à un quad, une autoneige ou un côte-à-côte. Dans son entreprise de Saint-Raymond, il a aussi développé des traîneaux qui sauront répondre aux besoins de tous les motoneigistes. Info : (418) 327-0235 ou www.grattemotoneige.com.