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Intégration au marché du travail: le casier judiciaire ne devrait pas être un frein

Le gouvernement consacre 7,5 M$ pour les personnes judiciarisées

caucus CAQ
Photo Simon Clark

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Après les autochtones, les immigrants, les assistés sociaux, les jeunes, les travailleurs expérimentés et les personnes handicapées, le ministre Jean Boulet veut faciliter l’intégration sur le marché du travail de la clientèle judiciarisée.

Dans son plan d’action pour la main-d’œuvre, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTES) consacre 7,5 millions $ pour ramener au travail les personnes ayant un casier judiciaire.

Pour l’année 2019-2020, le MTES a négocié 50 ententes de services avec des organismes ou des services d’aide à l’emploi consacrés à cette clientèle.  

«Ces ententes représentent globalement un engagement financier d’environ 7,5 millions de dollars pour plus de 5000 personnes», dit le ministre. 

Important bassin

«Souvent, les personnes qui ont des antécédents judiciaires sont limitées, que ce soit par les préjugés ou la simple présence de leur casier judiciaire. Ce sont des personnes vulnérables et c’est un bassin de main-d’œuvre qui requiert l’attention du marché du travail», a fait part M. Boulet.

En 2017, on comptait quatre millions de Canadiens avec un casier judiciaire, soit 14 % de la population adulte, selon le ministre. 

La clientèle admissible pourra recevoir de l’accompagnement personnalisé tout au long du processus de réinsertion. 

«Cela vise à intervenir de manière proactive en vue de la libération des personnes incarcérées pour favoriser leur réinsertion socioprofessionnelle», a ajouté M. Boulet qui cite une étude du CIRANO, publiée en 2019, révélant que les programmes d’employabilité sont les plus efficaces pour prévenir la récidive.

Les ententes conclues par le MTES comprennent également 17 centres de détention au Québec, ainsi que les pénitenciers fédéraux, situés sur le territoire.