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Le secteur touristique à la recherche de 15 000 travailleurs

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Photo courtoisie, Association des Stations de ski du Québec

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À l’approche des vacances des Fêtes, l’industrie touristique québécoise a besoin de plus 15 000 travailleurs pour sa saison froide, dont plus de 1000 moniteurs de ski.  

« On est à la recherche de près de 1000 moniteurs de ski. On a des listes d’attente de clients qui veulent des leçons les fins de semaine », a partagé au Journal Yves Juneau, PDG de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ), regroupant 75 stations.  

Au Québec, les moniteurs de ski sont souvent payés au salaire minimum de 12,50 $ l’heure au départ, mais ils peuvent gagner jusqu’à 30 $ l’heure après leur certification de quatre ans, ajoute M. Juneau.  

Industrie en croissance  

Dans l’ensemble de l’industrie touristique, plus de 15 000 postes sont à pourvoir. Accueil, cuisine, entretien...Les régions les plus touchées par la pénurie de travailleurs sont Montréal (4800), la Montérégie (2200), Québec (1700), Chaudière-Appalaches (900) et les Cantons-de-l’Est (800).  

Ces quatre dernières années, le nombre de touristes internationaux est passé de près de 547 000, en 2015, à plus de 758 000, l’an dernier, en hausse de 211 000, ou plus de 38 %, une aubaine pour les 32 000 entreprises en tourisme.  

  • À ÉCOUTER: entrevue avec Martin Soucy, PDG de l’alliance de l’industrie touristique du Québec

Or, cette hausse de fréquentation des sites donne des maux de tête aux stations de ski, comme au directeur général adjoint de Bromont, montagne d'expériences, Daniel Rochon, qui a bon espoir de trouver la trentaine d’employés qui lui manque. 

« Ça aura des répercussions sur les ventes. J’ai des collègues d’autres stations qui ne peuvent plus prendre de réservations pour des cours de ski. Or, on est à quelques semaines du temps des Fêtes », a affirmé M. Rochon. 

Quand on demande au PDG de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec (AITQ), Martin Soucy, si la pénurie actuelle pourrait s’expliquer par les salaires, il répond que son secteur offre une panoplie de postes de tous les niveaux qui donnent « un sens au travail ». 

« Il y a des étudiants qui pourraient aller dans le secteur manufacturier pour gagner plus à certains postes, mais qui restent avec nous parce qu’il y a autre chose. C’est cette quête de sens-là que nous offrons en tourisme », conclut l’homme, qui vient de lancer une vaste campagne pour valoriser le rôle des employés de l’industrie.