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Montréal doit s’armer de patience

La décision d’y présenter ou pas la compétition en 2023 tarde à être prise

ROYAL MONTREAL
Photo d'archives

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Alors que les hautes instances du circuit de la PGA avaient planifié l’annonce de la ville hôte de la Coupe des Présidents de 2023 cette semaine à Melbourne, tout indique qu’elles attendront encore quelques mois avant le dévoilement.

Si les destinations américaines sont déjà confirmées en 2021 (Quail Hollow en Caroline du Nord) et 2025 (TPC Harding Park à San Francisco), celle de 2023 se fait toujours attendre. En septembre dernier, Le Journal de Montréal avait annoncé la candidature montréalaise en exclusivité.

Selon ce qu’il a été permis d’apprendre récemment, c’est que le groupe de promotion de la candidature du Royal Montréal, mené par Neil Macrae, dispose des prochaines semaines pour boucler le montage financier dont les revenus devraient approcher les 35 millions de dollars. 

Les négociations vont bon train tandis qu’on sent un vent d’optimisme. 

Participations gouvernementales

Seul adversaire dans la course à l’obtention du prestigieux tournoi dans quatre ans, la candidature japonaise est menée par un richissime homme d’affaires asiatique qui ne sollicite aucuns fonds publics. 

À Montréal, le promoteur demande l’aide des trois paliers gouvernementaux afin d’attirer les regards de la planète golf à l’automne 2023. Le gouvernement québécois est prêt à sauter dans l’aventure prudemment alors que la réponse d’Ottawa est attendue au fil des prochains mois. 

À Québec, on ne peut défrayer qu’une partie des 5 M$ demandés en subventions. Au fédéral, il serait surprenant que le montant excède celui du provincial, selon les informations recueillies par Le Journal. Au municipal, la Ville offrirait les services tandis que Tourisme Montréal est aussi impliqué dans le projet. 

Pas de commentaires

Des quelque 10 M$ demandés en subventions, la cagnotte actuelle ne serait pas encore suffisante, selon le montage financier préliminaire. Les promoteurs ont grandement besoin des gouvernements, dont celui de Justin Trudeau, qui « assurerait le succès de l’événement », dit une source près du dossier. 

À Ottawa, le dossier tombe dans les mains de la ministre responsable du Développement économique et députée d’Ahuntsic-Cartierville, Mélanie Joly. Celle-ci a décliné la demande d’entrevue du Journal mercredi matin, de même que le gestionnaire du dossier à Tourisme Montréal, Guy-Joffroy Lord, qui s’est dit indisponible. 

À partir de janvier, le temps commencera à presser, car le circuit de la PGA a laissé un sursis d’à peine quelques mois. Il ne faut pas exclure une annonce du club de golf hôte de 2023 d’ici la fin de l’hiver. 

Retombées importantes

Rappelons que la métropole avait accueilli la Coupe des Présidents en 2007 au Royal Montréal dans une victoire de la formation américaine. 

Selon les statistiques avancées à l’époque, cet événement avait généré des retombées économiques de plus de 60 M$. Des chiffres ensuite révisés à la baisse à propos de ce tournoi s’installant en ville durant une semaine complète. En 2023, on estime les retombées à 74 M$.

Selon une récente étude de faisabilité comptant près de 170 pages, bien que l’événement crée engouement et retombées significatives dans la région, on ne pourrait le comparer au Grand Prix du Canada, qui attire près de 50 % de visiteurs étrangers. 

L’affrontement entre l’équipe américaine et la formation internationale attirerait plutôt 10 % de visiteurs au Québec. 

Jusqu’en 2024, les trois paliers de gouvernements versent en moyenne 18,7 M$ aux propriétaires du circuit de la F1, selon l’entente actuelle qui a été majorée de 5 % de 2025 à 2029.