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Québec n’avait rien prévu pour limiter la rémunération de Martin Cauchon

Martin Cauchon
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Martin Cauchon
Ex-pdg du GCM

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Le gouvernement Couillard a prêté 10 M$ à Groupe Capitales Médias (GCM) sans poser de conditions pour limiter la rémunération de ses dirigeants, a appris Le Journal. 

« La politique de rémunération de l’entreprise [n’était] pas prise en compte dans la revue diligente », a confirmé au Journal la porte-parole d’Investissement Québec (IQ) Isabelle Fontaine, au sujet du prêt de 10 M$ accordé par Québec il y a deux ans. 

Salaire de 500 000 $ 

Vendredi dernier, la rémunération de 500 000 $ par année de l’ex-président de GCM, Martin Cauchon, a scandalisé ses retraités qui ont perdu 30 % de leurs rentes en raison des dettes de 27 M$ du groupe. 

Rappelons que Martin Cauchon recevait ce salaire tout en exerçant en parallèle ses activités d’avocat chez DS Avocats Canada LLP et de président du conseil de la firme de cannabis ontarienne 48North. 

Or, Le Journal a eu la confirmation que l’ex-ministre de l’Économie, Dominique Anglade, a prêté 10 M$ au groupe de l’ex-politicien libéral sans prévoir de clauses pour limiter les salaires de ses dirigeants au moment où sa rentabilité était mise à mal. 

À l’époque, le prêt de Québec devait « répondre aux besoins de liquidités de l’entreprise nécessaires à la mise en œuvre de son plan de transformation numérique », selon Investissement Québec. 

En revanche, le prêt d’urgence de 5 M$ accordé à GCM après le départ de Martin Cauchon, en août dernier, était lié à certaines clauses pour « restreindre au minimum » les bénéfices des hauts dirigeants, parce qu’il s’agissait d’un « dossier de redressement », a précisé le bras investisseur du gouvernement du Québec. 

- Avec la collaboration de Jean-François Gibeault