/news/society
Navigation

Un archéologue de Lévis découvre une peinture vieille de 44 000 ans

La fresque, située en Indonésie, serait la plus ancienne scène de chasse

La fresque représente une scène de chasse.
Photo AFP La fresque représente une scène de chasse.

Coup d'oeil sur cet article

L’archéologue lévisien Maxime Aubert a découvert dans les derniers jours, en Indonésie, une peinture pariétale de 44 000 ans qui serait la plus vieille scène de chasse de l’humanité.

Le travail du scientifique québécois et de son équipe a, une fois de plus, fait le tour du monde. De nombreux médias étrangers ont été stupéfaits de cette fresque exceptionnelle trouvée dans la grotte Leang Bulu Sipong, de l’île indonésienne de Sulawesi.

Un an après avoir mis au jour ce qui était considéré comme étant la plus vieille peinture connue au monde, le chercheur vient de révéler l’âge d’une scène de chasse préhistorique peut-être encore plus ancienne, peinte il y a près de 44 000 ans. 

Les experts disent même que nos ancêtres tentaient par cette œuvre de raconter une histoire. L’évolution de la pensée humaine ferait aussi l’objet de certaines discussions

Les archéologues Maxime Aubert (à gauche), de Lévis, et Adam Brumm, d’Australie, font partie de l’équipe de scientifiques qui ont découvert une fresque exceptionnelle dans une grotte de l’île indonésienne de Sulawesi.
Photo courtoisie
Les archéologues Maxime Aubert (à gauche), de Lévis, et Adam Brumm, d’Australie, font partie de l’équipe de scientifiques qui ont découvert une fresque exceptionnelle dans une grotte de l’île indonésienne de Sulawesi.

Site surprenant

La fresque se trouve sur un site découvert en décembre 2017 près d’une carrière de ciment. Prudents dans leur interprétation, les chercheurs se gardent une réserve sur cette peinture qui a traversé le temps. 

La fresque représente une scène de chasse.
Photo AFP

« C’est une scène de chasse exceptionnelle, peut-être le début d’une pensée religieuse », explique brièvement Maxime Aubert, rejoint en Indonésie.

Très sollicité depuis 24 heures, Maxime Aubert a étudié au Cégep de Lévis-Lauzon ainsi qu’à l’Université Laval. Il est maintenant chercheur à l’Université Griffith, en Australie.

Ce dernier a annoncé cette nouvelle découverte dans un article scientifique publié dans la revue Nature

La fresque montre des représentations humaines et animales, en plus de suggérer une culture artistique ou les prémices d’une religion.

« Nous n’avions jamais découvert un tel tableau qui décrit la vie de tous les jours », précise M. Aubert.  

Sur un panneau de quelques mètres, on voit six mammifères poursuivis par un groupe de chasseurs armés. Le travail a surtout consisté à dater l’ouvrage. La datation est à prendre avec précaution, mais la crédibilité et la cohérence sont au rendez-vous, dit-on.

Ici un thérianthrope, soit une créature mi-humaine, mi-animale. On y voit une figure humaine avec une queue.
Photo AFP
Ici un thérianthrope, soit une créature mi-humaine, mi-animale. On y voit une figure humaine avec une queue.

Pas une première

En novembre 2018, Aubert avait également réalisé une trouvaille importante : une peinture d’un animal ornant une grotte de Bornéo, vieille de 40 000 ans.

De son propre avis, Maxime Aubert n’a pas fini de fouiller les grottes indonésiennes après de si belles réussites. Et on comprend qu’il n’est pas prêt de revenir au pays, ce qu’il avoue en riant.

– Avec AFP, Le Monde et Le Figaro