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Les Québécois restent ouverts aux hydrocarbures

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MONTRÉAL | Les Québécois sont toujours ouverts à l'exploitation de leurs ressources pétrolières et préfèrent le pétrole de l'Ouest canadien au pétrole étranger, selon un sondage Léger réalisé pour l'Institut économique de Montréal (IEDM).

Ainsi, les résultats de ce sondage publié mercredi indiquent qu’une grande majorité de Québécois (65 %) préfèrent que le pétrole importé au Québec provienne de l'Ouest canadien, contre seulement 13 % qui préfèrent le pétrole américain et 5 % qui veulent du pétrole d'un autre pays.

Ils sont 45 % à souhaiter que leur province exploite ses propres ressources pétrolières plutôt que de continuer d'importer le pétrole qu'ils consomment (26 %).

En ce qui concerne le transport du pétrole, 50 % des Canadiens estiment que le pipeline représente le moyen de transport le plus sécuritaire, suivi de 11 % pour le train.

Par ailleurs, bien que les changements climatiques soient l'enjeu le plus important pour 20 % des Canadiens interrogés, 63 % d’entre eux ne sont pas prêts à payer plus pour lutter contre les gaz à effet de serre.

«Ces réponses révèlent une contradiction évidente, note Germain Belzile, chercheur à l'IEDM. Les Canadiens souhaitent s'attaquer aux changements climatiques, mais demeurent très réticents à faire des sacrifices financiers. En fait, ils préfèrent que les gouvernements et l'industrie fassent des efforts à leur place, alors que c'est la population qui consomme le pétrole: l'industrie ne fait que répondre à la forte demande.»

Le sondage révèle aussi que plus de la moitié des Canadiens (57 %) sont d'accord pour qu'une taxe carbone soit imposée aux entreprises canadiennes.

«On devrait permettre l'exploitation responsable des ressources pétrolières de la province et réduire les obstacles au transport de pétrole canadien, plutôt que de favoriser l'importation des produits étrangers», note l’IEDM.

Le sondage a été mené du 22 au 25 novembre 2019 auprès de 1003 Canadiens.