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L’Université Laval veut réduire de 50% son empreinte carbone

L’Université Laval veut réduire de 50% son empreinte carbone
Photo d'archives

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Deux ans après avoir pris l’engagement de retirer ses investissements dans les énergies fossiles, l’Université Laval adopte une nouvelle stratégie.

L’établissement scolaire et sa Fondation visent maintenant de réduire l’empreinte carbone de leur portefeuille de 50% d’ici 2030. La première étape du plan consiste à obtenir une diminution de 30% d’ici 2025. 

«Nous sommes d’avis qu’un investisseur responsable doit maximiser l’utilisation de son pouvoir d’influence pour le mieux-être de la société et de l’environnement», dit le vice-recteur à l’administration, André Darveau.

C’est le 27 novembre lors de son conseil d’administration que l’Université Laval a finalement adopté son plan d’investissement responsable avec une cible qui «excède le précédent engagement».

Le plan se divise en quatre axes, soit la réduction de l’empreinte carbone, la participation à des initiatives collectives d’investisseurs responsables, l’engagement actionnarial actif et l’intégration des facteurs environnementaux aux décisions d’investissement.

«Défi de taille»

La direction mentionne dans un communiqué que le travail vers des placements plus verts est déjà commencé. Tous les gestionnaires de placements retenus par la Fiducie globale sont notamment membres des United Nations Principles for Responsible Investment. 

«L’approche adoptée par l’Université et la Fondation nous permet de réduire l’empreinte carbone considérablement plus que ce que nous croyions au départ. Ce sera un défi de taille, mais je sais que nous sommes prêts à le réaliser», indique la rectrice, Sophie D’Amours.

L’Université Laval veut réduire de 50% son empreinte carbone
Photo d'archives Jean-François Desgagnés

En septembre dernier, Greenpeace Canada et la Fondation David Suzuki avaient pressé l’établissement de prendre position dans ce dossier, déplorant la lenteur du processus. 

Rappelons que c’est en février 2017 que l’Université Laval s’était engagée à retirer de son portefeuille ses placements dans les entreprises productrices de pétrole. Elle devenait alors l’une des premières universités au pays à emprunter cette voie. 

En 2017, environ 5% des investissements de la fiducie de 220 millions étaient dans le secteur des énergies fossiles.

La semaine dernière, l’Université McGill s’est aussi engagée à diminuer ses placements à forte intensité de carbone dans son portefeuille. L’établissement vise devenir une institution carboneutre d’ici 2040.