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Tramway: «on va couper la ville en deux», soutient le chroniqueur et journaliste Donald Charette

Tramway
Photo courtoisie, Ville de Québec

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Des bouchons monstres et beaucoup de maux de tête au centre-ville, et ce, même après la fin des travaux: c’est ce que le chroniqueur Donald Charrette redoute au sujet de l’implantation d’un tramway à Québec après avoir épluché l’étude d’impact sur les déplacements. 

Reçu à QUB radio jeudi matin, le chroniqueur et journaliste est revenu sur ses nombreux points d’inquiétude quant au projet de transport en commun, des craintes qu’il avait d’abord formulées dans une lettre ouverte parue mercredi dans Le Soleil

M. Charrette a déploré notamment le fait que, selon son interprétation de l’étude dévoilée il y a quelques jours, la dalle de béton essentielle aux rails de tramway viendrait littéralement «couper la ville en deux». 

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Donald Charette à QUB radio:

«Sur 148 intersections, on ne pourra pas tourner à gauche. Alors, ça, ça complique la vie d’à peu près tout le monde [...] on va déverser le trafic sur les rues résidentielles limitrophes», a-t-il noté à l’émission Franchement dit

Ce faisant, l’intervenant a donné différents exemples de secteurs de la ville, comme ceux de l’avenue Saint-Sacrement et de l’avenue Honoré-Mercier, qui pourraient rapidement devenir, même après la fin des travaux, de vrais casse-têtes pour les automobilistes. 

«Il y a plusieurs endroits où il y aura des goulots d’étranglement où, dans le fond, ça ne circulera presque plus. Où ça va circuler tellement lentement que ça va bouchonner la ville», a-t-il illustré. 

Le chroniqueur a ajouté que la situation pourrait aussi s’avérer très complexe au centre-ville pour les camionneurs, si bien que l’étude d’impact sur les déplacements mentionnerait une possible interdiction de circulation pour ceux-ci dans le secteur. 

Un métro plutôt qu’un tramway

Questionné par l’animateur Jonathan Trudeau, Donald Charrette a fait valoir qu’il vaudrait mieux au final que Québec se dote d’un métro plutôt qu’un tramway. 

«J’y croyais dès le début et j’y crois encore plus maintenant quand je regarde tous les obstacles qu’on étaye dans les différentes études. Pourquoi est-ce qu’on n’y va pas carrément pour un métro?», a-t-il questionné. 

Celui-ci a ainsi opiné que, bien que plus cher d’emblée, un métro pourrait permettre d’économiser plus tard en coûts de fonctionnement... de même qu’en «emmerdements qu’on évite». 

«Faisons un métro moins long, au centre-ville, peut-être, avec des rames de trambus qui vont faire les liaisons nord-sud. Avec ça, je pense qu’on est bon pour 50, 60, 75 ans. On dépense 3 milliards [de dollars] pour peut-être les 50 prochaines années. Alors, tant qu’à faire, prenons un projet qui est beaucoup moins emmerdant pour la ville et qui va garantir aussi un transport en commun efficace», a-t-il soutenu, plaidant pour que Québec regarde «d’autres options».

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