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Cinq mythes touchant les hypothèques

Cinq mythes touchant les hypothèques
Illustration Adobe Stock

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Plusieurs légendes sont perpétuées dans l’industrie du financement hypothécaire. S’appuyant sur ces fausses croyances, plusieurs éventuels acheteurs perdent leur temps et leur argent. En voici cinq.

1. La « préqualification » garantit le prêt

Un des mythes les plus répandus concerne ce qu’on appelle la « préqualification ». Beaucoup croient à tort qu’une fois qu’ils sont « préqualifiés » en cinq minutes sur internet, le financement leur est assuré. Erreur ! Bien des couples déchantent après s’être fait refuser l’hypothèque nécessaire à l’achat de la maison pour laquelle ils ont craqué.

Cette étape, plus proche du marketing, sert à atti­rer les clients en leur donnant une vague idée des prêts et des taux qu’ils pourraient éventuellement obtenir. Pour recevoir des garanties, il faut plutôt demander une préautorisation, un processus plus rigoureux.

2. La cote ouvre les portes

Après avoir obtenu une bonne cote de crédit de la part d’Equifax ou de TransUnion, on imagine les portes du marché immobilier s’ouvrir comme par magie. Pas sûr... La note que nous fournissent ces agences n’est pas la même qu’elles communiquent aux prêteurs. Et ces derniers ne financent pas les acheteurs uniquement sur la base de leur cote de crédit. Ils prennent en compte les sources de revenus et les habitudes d’épargne, entre autres.

Variation sur le même thème : un acheteur peut présenter un dossier impeccable, mais la banque peut refuser de lui accorder un prêt parce que la propriété, achetée au-dessus de sa valeur marchande, traîne un mauvais historique. Par exemple, les prêteurs redoutent particulièrement les maisons qui ont servi à la culture du « pot ».

3. Fini les prêts amortis sur 30 ans

Le gouvernement fédéral a plafonné à 25 ans l’amortissement des prêts assurés. Toutefois, un acheteur n’est pas obligé de faire assurer son prêt s’il avance une mise de fonds de 20 %, il pourra alors obtenir une hypothèque amortie sur 30 ans.

4. L’impossible achat d’un chalet avec une mise de fonds de 5 %

On vient de le dire : avec moins de 20 % de mise de fonds, l’assurance hypothécaire est obligatoire. Lorsqu’on a déjà eu recours à un prêt assuré pour l’achat de sa maison principale, on croit à tort qu’il est impossible de faire assurer un autre prêt pour acheter une résidence secondaire.

C’est effectivement le cas si l’on se limite à la SCHL. Toutefois, rien n’empêche un acheteur de se tourner vers Genworth et Canada Guaranty, deux assureurs privés, pour l’hypothèque du chalet.

5. Heureux ceux qui remboursent...

La concurrence est moins dure sur le marché des prêts qui sont à quelques années d’être remboursés. En effet, de nombreux prêteurs ne s’intéressent pas au marché des hypothèques dont la période d’amortissement est de moins de 10 ans, c’est moins payant. Moins de concurrence, de moins bonnes affaires pour les consommateurs.