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«Mam’zelle Girouette frise la cinquantaine» de Renée Laurin: ajouter du piquant à son existence

Renée Laurin
Photo courtoisie, Marili Clark Renée Laurin

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Inspirée de sa propre vie, la journaliste et auteure Renée Laurin raconte sa vision délurée et drôle de la crise féminine de la cinquantaine dans son premier roman, Mam’zelle Girouette frise la cinquantaine. Grâce à ses nouvelles lunettes de lecture, rien n’échappe à Juliette, son héroïne de 49 ans, presque 50 : amours, amitiés, anxiété, estime de soi, peur de vieillir.

Juliette, une femme énergique, sincère et attachante, trouve désolant de se faire appeler «madame» et choisit, à quelques mois de son anniversaire, de mettre un peu de piquant dans sa vie quotidienne.

Pour marquer le grand tournant, elle décide de se lancer à fond dans toutes sortes d’activités : les voyages de ressourcement, les cours de djembé, la course à pied. Elle s’en fait aussi pour ses proches, frappés par la maladie ou par les difficultés sentimentales. Ouf, la cinquantaine s’annonce étourdissante!

En entrevue, Renée Laurin dit qu’elle a la cinquantaine déjà entamée et que la personnalité «girouette» de Juliette lui ressemble sur certains points.

«Il y a beaucoup de bouts de ce roman qui sont inspirés de faits vécus, de choses que moi-même j’ai vécues et que des amies autour de moi ont vécues. Mais il y a des bouts que j’ai carrément inventés», dit-elle en expliquant qu’elle a pu enfin mettre son chapeau de journaliste de côté et se donner la permission d’écrire tout ce qui lui plaisait.

Passage très difficile

Elle a trouvé le passage dans la cinquantaine très difficile, comme beaucoup de femmes.

«Tout ce qui se passe dans la tête, les sautes d’humeur, l’anxiété qui prend le dessus, les malaises dans les articulations, les troubles digestifs, les chaleurs la nuit... je trouve que je vais mieux maintenant que les années avant ! Je ne suis pas seule : il y en a que c’est bien pire que moi. J’ai l’impression que c’est lié au stress : plus on vit de stress, pires sont les symptômes.»

Renée Laurin avait le goût d’en rire un peu et de tourner tout cela en dérision. «Dans ma tête, j’ai toujours l’impression d’être jeune. Quand on se raconte ces histoires, avec d’autres filles, ça devient presque drôle. J’ai voulu en faire une caricature. Quand on s’en parle et qu’on rit ensemble, ça passe mieux. C’est pour ça que j’ai voulu écrire cette histoire avec humour et autodérision, pour rendre la chose moins dramatique.»

Rire de soi-même

Juliette, son alter ego littéraire, parvient à rire d’elle-même et fonce malgré ses peurs et ses doutes. «Elle est capable d’aller au bout de ses rêves, et sa plus grande qualité, c’est d’être une très bonne amie, fidèle.»

Ont-elles un petit défaut commun? «Le côté girouette : je suis une fille qui veut tout faire, qui veut tout essayer. En écrivant ce livre-là, j’ai fini par trouver ça “cute”!»

Elle mijote déjà un deuxième tome, réalisant qu’il y a encore beaucoup de choses à dire sur la cinquantaine, «surtout quand les enfants sont partis», note-t-elle.

  • Renée Laurin est journaliste et auteure.
  • Elle a publié Saveurs d’ici et d’ailleurs, de même que le récit de l’homme d’affaires Martin Provencher, D’enfant battu à millionnaire.
  • Des petits bonshommes allumettes dessinés pour accompagner son histoire sont sur son site, Lejournaldemamzellegirouette.com
Mam’zelle Girouette frise la cinquantaine, Renée Laurin, Éditions Goélette, 384 pages
Photo courtoisie
Mam’zelle Girouette frise la cinquantaine, Renée Laurin, Éditions Goélette, 384 pages