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Monoxyde de carbone: une famille de Saint-Hubert frôle la catastrophe

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LONGUEUIL – Un homme et une femme de l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil, dont la résidence est équipée d'un poêle à granules, a frôlé la catastrophe il y a deux semaines, en ignorant une première alarme au monoxyde de carbone qui s’était déclenchée.

Anne De Cesaris et Frédéric Tremblay ont eu énormément de chance. Le couple avait fait fonctionner le poêle - qui se trouve au sous-sol - toute la journée, jusqu’à 21 h. À 1 h du matin, le premier détecteur qui se trouve au sous-sol s’est mis à sonner.

Il n’y avait alors aucune odeur ou fumée visible à vue d’œil. Frédéric Tremblay a cru que son détecteur de monoxyde de carbone faisait défaut et l'a retiré de la prise électrique. À 3 h du matin, un autre détecteur, situé au premier étage, s'est mis à sonner à son tour. Cette fois, ils ont appelé les premiers répondants.

À l’arrivée des pompiers, la maison était remplie d’air empoisonné.

On leur apprend alors que l’intoxication au monoxyde de carbone aurait pu les tuer.

Heureusement, cette nuit-là, leurs quatre enfants, qui dorment habituellement au sous-sol, n’étaient pas à la maison.

«Ils nous ont dit que si les enfants avaient été en bas pendant, on estime environ deux heures, il y avait possibilité qu'ils ne se réveillent pas. Et quoi qu’il en soit, si on n’avait pas eu de détecteurs du tout, il y a vraiment une certitude que le lendemain matin les enfants seraient morts, nous aussi et le chien», a dit Mme De Cesaris à la caméra de TVA Nouvelles, samedi.

Une petite quantité de sciure de bois humide a été retrouvée dans le poêle et serait à l’origine du dégagement de monoxyde de carbone.

Marc Quirion, copropriétaire de Noréa Foyers L'Attisée, un expert interrogé par TVA Nouvelles, samedi, a rappelé que les granules sont faites de bois et peuvent devenir humides. Elles doivent donc être conservées «dans un endroit qui est sec, idéalement à l'intérieur de la maison, possiblement dans un garage qui est chauffé», a-t-il expliqué. L'entretien hebdomadaire d'un poêle à granules est aussi primordial.

Après cette mésaventure, le couple a lancé un message de prévention sur les réseaux sociaux s'adressant à tous ceux qui possèdent un poêle fonctionnant avec des granules de bois.

«Quand on a appelé les pompiers, on se sentait mal, on pensait qu’on les dérangerait. On s’est dit: "ben voyons donc, les appels, tout va très bien, on va juste ouvrir les fenêtres". Et finalement, avec du recul, une chance qu’on les a appelés», a mentionné Anne De Cesaris à TVA Nouvelles.

- Avec les informations de Véronique Dubé