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Primeau est entre bonnes mains

Cayden Primeau a signé un premier gain dans la LNH mercredi soir contre les Sénateurs d’Ottawa.
Photo d’archives, Martin Chevalier Cayden Primeau a signé un premier gain dans la LNH mercredi soir contre les Sénateurs d’Ottawa.

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Les vétérans prennent soin de Cayden Primeau comme si c’était leur petit frère. Et c’est beau à voir !

Carey Price se revoit en lui quand il avait 20 ans, et il veut prendre soin de lui. Il est allé chercher la fameuse rondelle que Brady Tkachuk avait récupérée au départ. Pour Price, ce n’est pas un compétiteur. Il sait qu’il ne le délogera pas de sa place. Et Shea Weber a tout voulu faire pour le défendre dans le match contre Ottawa, où il a décroché sa première victoire. Le capitaine est d’ailleurs le maître en la matière. Il veut s’impliquer auprès des jeunes et il semble y prendre goût.

Primeau semble être un rayon de soleil chez le Canadien. C’était rafraichissant de voir la manière avec laquelle il répondait aux journalistes après sa victoire.

La question sur l’utilisation du jeune gardien est sur toutes les lèvres depuis son rappel. Devrait-il jouer à Laval plutôt qu’à Montréal ? Laissons le soin aux entraîneurs et à la direction de prendre les décisions le concernant. Il est clair que Claude fait appel à Marc Bergevin pour la planification de l’utilisation de l’Américain.

La pire chose serait de vouloir le comparer à d’autres gardiens qui ont débuté leur carrière dans la LNH au début de la vingtaine. On dit que certains ont peaufiné leur jeu pendant quelques années dans les mineures avant d’obtenir un départ dans la LNH, où ils ont ensuite connu une belle carrière.

Or, quand un joueur est talentueux, il va toujours réussir à se faufiler. Que ça prenne un an, deux ans ou cinq ans.

Et si Primeau offre deux ou trois victoires de plus au Canadien qu’un autre auxiliaire pour assurer une place en séries, le Canadien ne peut s’en passer. Il restera avec le club tant et aussi longtemps qu’il aide l’équipe à engranger des points au classement.

Parité

La parité est un mot à la mode dans la Ligue nationale et il faut être d’accord avec ça. Après avoir perdu huit matchs consécutifs, le Canadien a renoué avec le succès en remportant quatre de ses cinq derniers matchs. Comme quoi tout est possible dans le circuit Bettman !

Au moment d’écrire ces lignes, le Canadien se préparait à affronter les pauvres Red Wings de Detroit. Si les probabilités sont grandes que les hommes de Claude Julien l’emportent, ils ont perdu cette saison contre les Wings.

N’empêche que le Canadien joue de mieux en mieux. C’est positif. Oui, la première période a été ordinaire contre les Penguins mardi soir à Pittsburgh, mais le CH a ensuite contrôlé le match et c’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles Mario Lemieux a dit que le Canadien jouait du hockey plate.

Des fleurs pour Julien

D’ailleurs, il y a peut-être 25 équipes qui jouent comme le Tricolore quand elles prennent l’avance. Je ne souhaite toutefois pas revoir la fameuse trappe chez elles. Il ne faut pas revenir en arrière. Le spectacle en prendrait pour son rhume.

Il faut quand même donner crédit à Claude Julien qui, après huit défaites, a resserré la vis en freinant l’hémorragie. Le Canadien ne pouvait être gagnant en jouant des matchs ouverts et en y allant de courses contre la montre pour aller chercher des buts.

Depuis quelques matchs, le Canadien a limité le nombre de surnombres et donne moins de revirements en entrée de zone adverse ainsi que dans son propre territoire. Le Canadien est plus structuré présentement. On sent qu’on a obligé tout le monde à jouer de la même façon.

Claude julien a trouvé ses hommes de confiance en Phillip Danault, Tomas Tatar et Brendan Gallagher. Il les utilise régulièrement, que ce soit en début de match, pour préserver une avance ou en fin de période. Il a d’ailleurs débuté avec ce trio lors des trois derniers matchs. Ça part bien quand ils sont sur la glace. Ils donnent le rythme à l’équipe quand ils connaissent un bon départ.

– Propos recueillis par Roby St-Gelais

Les échos de Bergie

Un communicateur extraordinaire

Impossible pour moi de passer sous silence le décès de Jean Pagé, avec qui j’ai travaillé à La Soirée du hockey et à l’émission 110 %. Il a pu vivre ses derniers moments entouré des siens, avec sa compagne Brigitte, ce qui lui a donné la force de se battre.

Jean demeure un modèle pour les jeunes qui aspirent à faire carrière dans le domaine des médias. Il a été de tous les grands événements sportifs : les finales de la Coupe Stanley, les Jeux olympiques, les championnats du monde, etc. C’était un plaisir de travailler en sa compagnie. Lorsque Jean arrivait dans une pièce, on sentait tout de suite son charisme. Et dès que la lumière rouge s’allumait, il était prêt et il savait composer en ondes avec différents sports. Mes condoléances à la famille.

Guy va se battre

Je veux également saluer mon ami Guy Lapointe qui a travaillé avec moi chez les Nordiques. Guy combat présentement un cancer de la gorge. Guy, c’est un battant et c’est tout un compétiteur. Il a connu une carrière extraordinaire au sein du Big Three avec Serge Savard et Larry Robinson. Comme homme, c’est un gars tellement le fun à côtoyer. Ça va être correct, Guy. Lui et Guy Lafleur se sont parlé. Ils ont gagné des coupes Stanley ensemble. Lafleur a subi dans les dernières semaines une opération pour un cancer du poumon. Ils se sont motivés ensemble à passer au travers de ça. Prompt rétablissement !

Un honneur mérité

Quel bel honneur pour Rodger Brulotte, qui a été honoré par le premier ministre en recevant une médaille de l’Assemblée nationale, au club de golf Le Mirage, pour son implication sportive et sociale. Rodger le mérite pour tout ce qu’il accomplit auprès des jeunes et dans le monde en général. C’est un de mes amis depuis 50 ans. Pour ceux qui le connaissent, ils savent que c’est un gars généreux qui donne beaucoup de son temps. On est tous fiers de lui.

Je reviendrai sur le sujet dans les prochaines semaines, mais bravo à la LHJMQ qui songe à abolir les bagarres.