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Canadien: un rendement inquiétant au Centre Bell

La fiche du Tricolore à domicile laisse présager une autre exclusion des séries éliminatoires

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Photo Agence QMI, Dominick Gravel Joel Armia, Max Domi et Artturi Lehkonen avaient la mine basse après la défaite encaissée aux mains des Red Wings, samedi au Centre Bell.

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La direction du Canadien aurait assurément souhaité une conclusion plus amusante. Un revers face aux Red Wings, la pire équipe du circuit, n’est pas le type d’au revoir que les partisans espéraient pour l’année 2019.  

N’empêche qu’il fallait s’y attendre. Comme l’a expliqué Claude Julien dans son point de presse d’après-match, samedi, le dossier du Tricolore à domicile (8-8-3) n’est pas acceptable. En fait, le Canadien est l’une des six équipes à ne pas présenter une fiche supérieure à ,500 sur sa propre patinoire. 

L’entraîneur-chef de la troupe montréalaise a raison de s’inquiéter. Au cours des 10 saisons avant celle-ci, seulement deux équipes présentant un dossier de ,500 et moins à domicile se sont qualifiées pour les séries éliminatoires. Deux sur 160 ! 

Il s’agit des Sharks de San Jose de 2015-2016 et des Islanders de New York de la saison écourtée de 2012-2013.  

L’inverse est plus fréquent. Au cours de la même période, 19 fois une formation n’ayant pas affiché un rendement de plus de ,500 sur les surfaces de jeu adverses ont participé au grand bal printanier. 

Être meilleur à domicile, voilà une bonne résolution pour 2020. 

Un voyage éreintant 

Le Canadien aura le temps d’y réfléchir. Au lendemain du revers de 2 à 1 contre les Wings, il s’est envolé vers Vancouver, où il amorcera mardi la première portion d’un périple de sept rencontres.  

« C’est toujours un voyage difficile. C’est une grosse semaine. Quand tu arrives à Noël, c’est toujours important d’être bien positionné dans le classement », a souligné Phillip Danault après la défaite de samedi soir. 

En effet, avec une récolte de 36 points en 33 matchs, le Canadien occupe le troisième rang de la division Atlantique. 

Le Tricolore devra assurément connaître un périple fructueux s’il souhaite conserver cette position.  

Derrière lui, les Maple Leafs de Toronto (36 points en 34 matchs), le Lightning de Tampa Bay (35 points en 31 matchs) et les Panthers de la Floride (35 points en 32 matchs) le talonnent de très près. 

Et si la tendance se maintient, chuter hors du top 3 de la division Atlantique pourrait réduire considérablement les chances d’une équipe de cette section de poursuivre sa campagne au-delà du 4 avril. 

« Il faudra jouer au meilleur de nos capacités. Il faut absolument accumuler le plus de points possible. La journée de repos entre chacun des quatre matchs devrait nous être bénéfique », a soutenu Tomas Tatar. 

Le moment de vérité ? 

Plusieurs soutiennent que ces deux semaines, la plus longue séquence du Canadien loin de ses partisans, pourraient déterminer l’issue de sa saison. 

Toutefois, c’est la deuxième portion, alors qu’il se mesurera en Floride à deux rivaux directs, avant de terminer l’année 2019 en Caroline, qui sera la plus déterminante. 

D’ailleurs, au cours des cinq dernières années, la tendance est la suivante : peu importe s’il rentre à Montréal avec un dossier gagnant, c’est celui que le Tricolore maintient contre les formations de l’Association de l’Est qui semble influencer l’issue de la saison. 

Chaque fois qu’il n’a pas présenté un dossier supérieur à ,500 face à ces équipes, il a raté les séries. L’an dernier, par exemple, il était revenu à la maison avec une fiche victorieuse de quatre gains contre deux revers. 

Cependant, au cours de ce périple, il avait divisé les honneurs des deux matchs en Floride, les deux seuls contre des équipes de sa propre association.  

Et par combien de points a-t-il raté les séries le printemps dernier ? 

Deux...