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Douleurs chroniques: le cannabis agit comme barrière contre les opioïdes

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VANCOUVER — Les personnes souffrant de douleurs chroniques sont moins à risque de consommer des opioïdes illégalement s’ils fument du cannabis, a révélé une étude de l’Université de la Colombie-Britannique.  

Les conclusions de l’étude, publiée sur PLOS Medicine, indiquent que les consommateurs quotidiens d’herbe sont moitié moins nombreux à prendre des opiacés pour contrer la douleur ou les troubles du sommeil.   

Un peu plus de 1150 résidents marginalisés du quartier Downtown Eastside de Vancouver, où la crise d’overdose de fentanyl bat son plein, ont été sondés pendant trois ans.   

La question à savoir si le cannabis est une porte ouverte à une consommation de drogues dures a été abordée lors des débats sur la légalisation de la marijuana, et elle n’obtient aucun consensus scientifique à ce jour.   

Une recension d’études de l’Université McMaster, à Hamilton, en Ontario, publiée le mois dernier dans le Canadian Medical Association Open Journal avait trouvé des résultats opposés.   

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La revue systémique des études faites à ce sujet montrait plutôt que la consommation de cannabis n’avait aucun impact sur la réduction de prises d’opiacés chez les personnes traitées pour une dépendance à cette drogue dure.   

«Des travaux antérieurs sur des données canadiennes ont montré que la consommation de cannabis augmentait celle d'opioïdes chez les femmes et que les consommateurs de cannabis, hommes et femmes, continuent de consommer des opioïdes malgré un traitement à la méthadone, a indiqué au Vancouver Sun la Dr Zena Samaan, professeure de psychiatrie et de neurosciences comportementales et auteure de l’étude ontarienne. Des études plus récentes aux États-Unis ont montré que dans les États où le cannabis médical est disponible, les décès liés aux opioïdes sont plus élevés.»   

Elle a remis en doute l’étude vancouvéroise, en raison de l’utilisation de formulaires d’autodéclaration et de la possibilité d’un conflit d’intérêts d’un des auteurs de l’étude, M.J. Milloy, titulaire d’une chaire de recherche sur le cannabis, financée en partie par l’entreprise Canopy Growth.