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Du gaspillage

Sénateurs c. Canadiens
Photo d'archives

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À force de dépenser, parfois sans aucune raison, ça devient ni plus ni moins du gaspillage. Et en bout de ligne, il y a toujours des conséquences qui viendront vous hanter.

Quand on regarde la fiche du Canadien au Centre Bell, huit victoires, huit défaites et trois défaites en bris d’égalité, ce n’est pas de cette façon que le Tricolore obtiendra une qualification pour les séries éliminatoires.

Pire, quand on conserve un bilan de sept victoires, huit défaites et deux défaites en bris d’égalité contre des formations qui ont une fiche en deçà de ,500, c’est du véritable gaspillage.

Et vous connaissez les conséquences. Ça risque de compliquer la tâche du Canadien, dont le principal objectif est d’obtenir une participation au tournoi printanier.

Qui plus est, Claude Julien sait très bien que les Maple Leafs de Toronto et le Lightning de Tampa Bay devraient connaître une solide deuxième moitié de saison.

Il sait que si Jack Eichel se comporte comme l’un des cinq meilleurs joueurs de la Ligue nationale, comme c’est le cas présentement, il y a des chances que les Sabres de Buffalo maintiennent le tempo et luttent jusqu’à la toute fin.

On n’a pas à lui rappeler que les Panthers de la Floride ont une équipe supérieure à celle qui s’affiche présentement et qui est en train de bousiller un important séjour à domicile, comme le fait le Canadien. Depuis le 9 novembre, le Tricolore a disputé 12 matchs au Centre Bell, conservant un bilan de 4-5-3.

C’est du gaspillage.

Calendrier exigeant

Trois des quatre défaites ont été subies contre Detroit, New Jersey et les Rangers de New York, alors que l’équipe montréalaise menait 4 à 0. Trois défaites en bris d’égalité contre Ottawa et New Jersey entre autres.

Passons maintenant aux prochains matchs. D’ici la pause du match des étoiles, le Canadien disputera 17 matchs, dont seulement 7 à domicile. Il affrontera 13 fois des équipes qui batailleront pour une participation aux séries éliminatoires.

Certains diront que c’est peut-être là la bonne nouvelle, que le Tricolore puise dans toutes ses ressources quand il se mesure à des formations bien nanties. Mais il faut toujours garder en perspective que ces formations seront également en mode urgence, la parité exigeant qu’on dispute, chaque fois, des matchs à saveur de séries éliminatoires.

Et non seulement doit-on garder à l’œil les équipes de la division Atlantique, là où ça se complique, c’est la qualité des formations dans la division métropolitaine. Présentement, cinq des huit équipes de l’Est qui participeraient à la deuxième saison font partie de la division Métropolitaine.

Impatience

Devant un tel scénario, on se demande comment réagira Marc Bergevin ? On s’interroge sur la gestion de l’organisation, on souhaiterait que des actions soient prises quant au transfert de joueurs.

Bergevin possède présentement, selon le site CapFriendly, une somme de 6 991 317 $ disponible sous le plafond salarial.  

Sauf qu’on ne peut améliorer les effectifs si on ne trouve pas un partenaire qui, lui aussi, est disposé à modifier son personnel. Et qui sont les joueurs que Bergevin pourrait placer dans la vitrine dans l’espoir d’attirer l’attention ?

À moins qu’il tente sa chance en proposant des choix au repêchage ou un ou deux jeunes joueurs de l’organisation.  

Pour l’instant, il s’en remet à Jonathan Drouin, sur la touche depuis quelques semaines, mais dont la date de retour au jeu demeure inconnue. Il y a aussi Paul Byron, Jesperi Kotkaniemi et Victor Mete qui occupent une place chez les effectifs.

Dans les coulisses de la Ligue nationale, on revient souvent au même point de référence. On sait comment se comporte Bergevin. C’est un directeur général qui ne fait pas trop de bruit. Il ne lance pas des rumeurs pour inquiéter le marché. Cependant, il multiplie les discussions. Il maintient un dialogue constant avec ses homologues de la ligue.

Priorités

Trouvera-t-il ce qu’il recherche ?  

A-t-il modifié les propriétés ? Exemple : convoite-t-il toujours un défenseur gaucher à la suite des performances de Ben Chiarot ? Croit-il que le flanc gauche de la brigade défensive, avec Chiarot, Mete et Brett Kulak, est plus fiable qu’en début de saison ?

Entre-temps, une pause relativement aux transferts des joueurs sera en vigueur du 19 au 27 décembre. Peut-on s’attendre à plusieurs transactions ?

À moins d’un revirement de dernière minute, il est évident que Taylor Hall quittera le New Jersey.

Il sera intéressant de surveiller les équipes qui n’ont pratiquement aucune chance de participer aux séries éliminatoires. Vont-elles procéder à une vente du temps des Fêtes ou encore vont-elles attendre à la date limite pour annoncer une vente de liquidation ?

À voir...