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L’étude sur le réaménagement de la tête des ponts à Québec tarde à être lancée

Le contrat n’a toujours pas été octroyé six mois après la fin d’un appel d’offres

L’étude sur le réaménagement de la tête des ponts à Québec tarde à être lancée
Photo Annie T. Roussel

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Six mois après la fin d’un appel d’offres visant à relancer le projet de réaménagement du «spaghetti» autoroutier à la tête des ponts, à Québec, le ministère des Transports n’a toujours pas octroyé le contrat.

Promis en 2010 et annoncé en 2011 par l’ex-ministre libéral Sam Hamad, ce projet d’envergure, évalué à 1 milliard $ à l’époque, n’a jamais vu le jour. À son arrivée au pouvoir, fin 2018, le premier ministre François Legault avait identifié la tête des ponts parmi ses trois priorités régionales, avec le troisième lien et le projet de transport collectif structurant.

«François Legault et Régis Labeaume s’entendent pour prioriser le réaménagement de la tête des ponts à Québec», titrait le communiqué diffusé par le cabinet du PM à la suite de la première rencontre postélectorale entre les deux politiciens.

Les plans de l’époque libérale, qui n’ont jamais été dévoilés au grand public, doivent cependant être complètement revus pour tenir compte de l’implantation du tramway, de l’interconnexion des réseaux de transport en commun de Québec et Lévis, puis de la construction du Phare.

Deux consortiums ont déposé une soumission en juin dernier pour réaliser l’étude d’avant-projet. Il s’agit de CIMA +/SNC Lavalin et du «Groupement l’entrée de la capitale», qui comprend Norda Stelo, Tetra Tech QI et Stantec, mais l’octroi du contrat se fait toujours attendre. Une situation qui n’est «pas exceptionnelle» pour «ce type» de contrat, selon le porte-parole du MTQ, Guillaume Paradis.

Au moins trois ans d’études

«Ce n’est pas un appel d’offres sur le plus bas prix. On attribue le contrat sur un pointage pour la qualité. Chacun des deux consortiums répond à plein de questions, il y a un pointage qui est établi, et celui qui a le plus haut pointage a le contrat et, à partir de ce moment-là, il y a une négociation sur les tarifs et le nombre d’heures requises», explique M. Paradis, qui n’a pas été en mesure de préciser à quel moment le contrat serait officiellement accordé.

Chose certaine, le mégachantier de construction ne débutera pas avant 2023, peut-être même 2024 ou plus, en raison des nombreuses étapes de planification. À elle seule, l’étude d’avant-projet devrait prendre trois ans, peut-on lire dans l’appel d’offres.

Pas moins de 30 structures devront être refaites, repensées ou reconstruites dans l’enchevêtrement de bretelles de l’autoroute Henri-IV, au nord des deux ponts. Le consortium qui sera sélectionné devra également soumettre une nouvelle estimation détaillée des coûts du projet.