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Transat Québec-Saint-Malo: vers un record de participation

Le départ de la 9e Transat Québec-Saint-Malo en juillet 2016.
Photo d'archives, Pascal Huot Le départ de la 9e Transat Québec-Saint-Malo en juillet 2016.

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L’intérêt est important pour la mythique Transat Québec-Saint-Malo, y compris dans la province qui l’a vu naître. Pour sa 10e présentation, le Québec sera d’ailleurs bien mieux représenté qu’il y a quatre ans, où il ne comptait aucun voilier. 

La période d’inscription est à peine entamée que déjà, 24 équipages, dont trois sont composés d’une majorité de Québécois, ont confirmé leur présence. 

L’équipe montréalaise Atlas sera là, tandis que la bande néo-écossaise de Spartan Ocean Racing a également puisé allègrement au Québec pour envoyer deux équipages sur la ligne de départ. Charles Mony, Québécois né en France, y sera aussi, avec le Français Gilles Lamiré. 

Il y a quatre ans, seuls trois résidents du Québec s’étaient lancés dans les eaux du fleuve et de l’océan. 

De l’autre côté de l’Atlantique, la course, la plus ancienne en son genre (d’ouest en est, en haute-mer et sans escale) fait jaser aussi. 

Une année «de tous les records» 

«Au salon Nautic de Paris, on a eu un record d’inscriptions [...] et beaucoup de demandes d’information. On pense se rendre peut-être à 35, 40 navires, ce qui serait un record», rapporte Richard Samson, directeur général de l’événement. 

Il faut dire que plusieurs skippers se trouveront déjà du côté américain, à la fin mai, en raison d’une autre course, entre Brest, en France et Charleston, aux États-Unis. 

Par ailleurs, la performance des bateaux ayant encore progressé, M. Samson croit que cette 10e édition, si une météo favorable est au rendez-vous, pourrait être celle «de tous les records». 

Les marins sont plus aguerris que jamais et de plus en plus d’embarcations sont munies d’ailerons qui permettent des accélérations phénoménales dans certaines conditions. 

«[Certains] bateaux, ce n’est pas compliqué, ils ont des ailes et ils sortent de l’eau [...]. On hésite à parler de capitaines. Ce sont des capitaines ou bien des pilotes?», s’exclame M. Samson. 

L’un des enjeux, pour les organisateurs, est d’ailleurs de déplacer la programmation suffisamment rapidement, de Québec vers Saint-Malo, pour être en mesure d’accueillir le vainqueur à temps. 

10 jours de fête 

Cette programmation se déploiera sur 10 jours à Québec, sur cinq sur la côte malouine, et comportera trois volets: culture, gastronomie et science.  

Une exposition en photos et en vidéos racontera l’histoire de la transat à travers ses éditions précédentes. Les organisateurs veulent aussi montrer à quel point ce sport alimente la recherche en énergies renouvelables et sensibiliser la population à l’importance de protéger le Saint-Laurent. 

Rappelons que Gestev, producteur exécutif en 2012 et en 2016, n’a pas renouvelé son contrat avec l’événement. 

La transition, semble-t-il, s’est faite dans l’harmonie et ne pose pas de problèmes particuliers. «Ils nous ont laissé, vraiment, un événement en santé», souligne Richard Samson. 

La Transat Québec-Saint-Malo 2020  

  • 10e édition (première en 1984) 
  • Départ le 12 juillet 2020 entre Québec et Lévis 
  • Première vague d’arrivées prévue à Saint-Malo les 18 et 19 juillet 2020 
  • 35 équipages représentant 6 nationalités sont inscrits ou ont démontré de l’intérêt 
  • Parcours de 3000 milles nautiques (5365 kilomètres)