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Ski alpin universitaire: «année de transition» pour Laval

Les équipes du Rouge et Or doivent s’adapter cette saison à de nouvelles réalités sur le circuit

Ski alpin
Photo courtoisie, Rouge et Or

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Heureux que la saison puisse prendre son envol comme prévu, le Rouge et Or de l’Université Laval convient que des changements significatifs devront être apportés l’an prochain afin de mieux répondre à la réalité des étudiants-athlètes qui est différente de celle des coureurs civils.

«On vit une année de transition, a résumé le président du conseil d’administration du Rouge et Or Mathieu Bergeron. Je ne crains pas pour la survie du circuit à court terme parce que le dialogue est là. Ce n’est pas l’idéal d’avoir regroupé les circuits et d’avoir conservé une seule étape universitaire, d’avoir séparé les hommes et les femmes, ce qui dilue la notion d’équipe et de disputer des épreuves la semaine, mais ce fut une bonne décision quand même de rester et de disputer la saison.»

Sven Pouliot craint pour l’avenir du circuit universitaire qui a été réduit à sa plus simple expression cette année par le comité d’expert mis sur pied à la demande du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) avec seulement deux courses les 13 et 14 mars à Stoneham où il n’y aura pas de points FIS à l’enjeu.

«Oui nous avons peur que le circuit tombe, mais ça se passe à un autre niveau, a mentionné l’entraîneur-chef du Rouge et Or. Ce n’est pas évident de disputer des courses la semaine et on comprend que ce n’est pas optimal comme solutions, mais on préfère un circuit imparfait à aucun circuit. Le volet par équipe est unique et important depuis les débuts du circuit.»

Discussions

Représentant du RSEQ en compagnie de Benoît Doloreux au sein du comité d’experts qui comprenait aussi des représentants de Ski Québec Alpin (SQA) et du ministère, Jean-Noël Corriveau convient lui aussi que des changements devront être apportés pour le bien-être des étudiants athlètes. «Les discussions doivent débuter en janvier et non pas attendre en mai ou en juin parce qu’il sera trop tard, a mentionné le directeur-adjoint du SAS et responsable du programme Rouge et Or. Les discussions doivent se poursuivre afin qu’on puisse améliorer l’offre de service aux skieurs de 17 ans et plus.»

«C’est correct pour cette année, mais il faudra trouver un moyen de faire encore mieux dans le futur en tenant compte de la réalité des étudiants-athlètes, de poursuivre Corriveau. Ski Québec Alpin ne veut pas notre mort. Le contraire serait dommage.»

Insatisfaction

Les skieurs abondent dans le même sens. Insatisfaites de la tournure des événements, les équipes des Carabins de l’Université de Montréal ont jonglé avec la possibilité de boycotter la saison avant d’abandonner l’idée comme on l’écrivait il y a une dizaine de jours.

Si le boycottage n’a pas été envisagé à Laval, le sentiment d’insatisfaction est toutefois le même.

«Ce n’est pas le résultat idéal, a indiqué le cocapitaine Félix Laliberté. En séparant les gars et les filles, ça dilue l’aspect équipe. Pas évident aussi de bouger les courses en semaine.»

«On doit bâtir dans le futur un calendrier qui correspond davantage à la réalité des étudiants-athlètes», de renchérir Alice Stoll.

Des objectifs élevés pour le Rouge et Or

Les attentes du Rouge et Or sont élevées à moins d’un mois du début de la saison de ski alpin.

Champions défendants, les hommes veulent conserver leur titre. De leur côté, les femmes croient être en mesure de chauffer les Carabins de l’Université de Montréal et visent le 2e rang au classement par équipe.

«On veut dominer, lance d’entrée de jeu le cocapitaine Félix Laliberté. On vise la bannière chez les hommes, mais aussi celle au classement cumulatif. On croit que les filles peuvent chauffer les Carabins et nous dominer, ce qui nous permettra de remporter la bannière au combiné.»

À sa 4e saison, Samuel Lamhamedi a été le skieur qui a connu le plus de succès l’an dernier avec trois victoires et six podiums en huit courses, ce qui lui a valu le titre d’athlète par excellence. Il sera appuyé par Alexandre Fortin qui a pris le second rang au classement général et mérité le titre de recrue par excellence. Vainqueur de deux étapes de slalom au championnat provincial, Nicolas Leblanc sera aussi à surveiller tout comme Jean-Christophe Allard qui a remporté deux épreuves en 2019.

«L’expérience et la force physique sont de notre côté, a mentionné Laliberté. Nous avons ajouté une recrue de qualité en Louis Fleurence. Ça nous donnera plus de profondeur et nous permettra de prendre plus de risques sans craindre de chuter et de faire perdre des points à l’équipe.»

Retour de stoll

Championne provinciale pour la dernière fois en 2013, l’équipe féminine comptera sur le retour d’Alice Stoll qui a été ennuyée par les blessures l’an dernier et qui a dû passer sous le bistouri ainsi que Roxanne Fortin qui a été la seule skieuse à grimper sur le podium avec une médaille de chaque couleur. «Il y a une bonne chimie au sein du groupe, a indiqué la cocapitaine Stoll. De bonnes recrues se sont greffées à l’équipe qui vont apporter beaucoup. Il y a une bonne compétition à l’interne qui va hausser nos standards. Sur le plan personnel, j’ai vécu un retour progressif sur la neige et je veux laisser un bon héritage à ma dernière saison.»