/finance/news
Navigation

Assainissement des eaux : il doit engager des Français pour pourvoir les postes

Coup d'oeil sur cet article

Un entrepreneur qui gère des usines d’assainissement des eaux au Québec se voit dans l’obligation d’engager des Français parce que les Québécois n’ont pas directement accès à une formation collégiale après leurs études secondaires. 

En ce moment, un établissement à Vaudreuil offre un diplôme d’études professionnel (DEP) et un autre à ville Saint-Laurent offre un diplôme d’étude collégiale (DEC) pour les finissants du secondaire voulant devenir technicien en gestion des eaux. 

Quatre autres collèges en région (Rivière-du-Loup, Jonquière, Shawinigan et Gatineau) limitent quant à eux leur attestation d’étude collégiale (AEC) aux personnes ayant deux ans d’expérience sur le marché du travail ou qui sont sur le chômage. 

Pour Simon Beauchamp, président du Groupe Helios, c’est un problème et il voit un lien direct entre le manque de main-d’œuvre et cette exigence. M. Beauchamp désire que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, fasse un projet-pilote pour «débloquer les AEC» en région, permettre aux gens qui terminent leur secondaire 5 d’aller au cours et si ces classes se remplissent, de transformer ces cours en DEC. 

«Ce sont 100 % des jobs garanties», a-t-il indiqué au micro de Mario Dumont à QUB radio. 

«Tout à l’heure, c’est de l’eau potable. Il va falloir des gens qualifiés pour ces usines-là», a-t-il affirmé.   

  • ÉCOUTEZ l’entrevue complète de Simon Beauchamp à QUB radio :    

 

Il doit même recruter des personnes en France parce qu’il n’y a pas assez main d’œuvre. 

«J’arrive de France. Je viens de passer 200 personnes en entrevue. J’en ai déjà ramené 60 en date d’aujourd’hui et là, l’année prochaine, j’en ramène 50», a-t-il déclaré. 

«Ils sont bons, on les aime, mais on aimerait aussi pouvoir former la main-d’œuvre du Québec dans leur région», a-t-il ajouté.