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Des retraités de Groupe Capitales Médias réclament plus de la CSN

Des retraités de Groupe Capitales Médias réclament plus de la CSN
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

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L'Association des employés retraités du journal «Le Soleil» a déploré, dans une lettre ouverte, le manque d'implication de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) dans le dossier des retraités de Groupe Capitales Médias (GCM). 

Entre autres, le regroupement regrette que la CSN n'ait pas participé à la manifestation organisée par des retraités de GCM devant les bureaux de Power Corporation, le 11 décembre dernier. Quelque 200 anciens employés s'étaient rassemblés «pour faire valoir leurs droits à une retraite pleine et entière». 

Les anciens employés de GCM se sont retrouvés à perdre une bonne partie de leur retraite lorsque l'entreprise s'est placée sous la protection de la loi sur les faillites. Québec a annoncé cet automne qu'un modèle a été retenu pour transformer en coopératives les six quotidiens du groupe, un plan qui ne permet toutefois pas de sauver les régimes de retraite des anciens travailleurs. 

Le Président de l’Association des employés retraités du Soleil, Robert Fleury, et le porte-parole du groupe, Pierre Pelchat, auraient bien aimé obtenir l'aide de la CSN cet automne. «Nous n’arrivons pas à saisir ce qui a poussé la centrale à ne pas nous fournir les services d’experts et d’avocats depuis que le Groupe Capitales Médias a été placé sous la loi sur la faillite et l’insolvabilité [...]. À certains moments, on avait le sentiment que la CSN était plus préoccupée à sauver des emplois de cadres dans les journaux avec les coopératives que d’aider des retraités qui ont été membres de la centrale syndicale pendant de nombreuses années», ont dénoncé les deux signataires de la lettre ouverte. 

Les anciens travailleurs de GCM reprochent aussi à la CSN de ne pas les avoir avertis des problèmes qui plombaient les régimes de retraite de l'entreprise, lorsque Martin Cauchon s'était porté acquéreur des quotidiens de Gesca en 2015 – à l'exception de «La Presse». «Le silence de la CSN a fait en sorte que des employés ont accepté de partir en préretraite sans savoir que leurs rentes risquaient d’être réduites», ont déploré les auteurs de la lettre. 

Tous deux ont également affirmé avoir demandé à deux reprises de pouvoir rencontrer des gens de la CSN, sans succès.

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