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Un Beu-Bye qui est à sa place

Cette année, la revue de l’année faite à Québec se déploie en mode cabaret

Les comédiens-chanteurs Mélissa Bédard, Nicolas Drolet et Jean-Philippe Côté dans la revue de l’année Beu-Bye 19.
Photo courtoisie, Vincent Champoux Les comédiens-chanteurs Mélissa Bédard, Nicolas Drolet et Jean-Philippe Côté dans la revue de l’année Beu-Bye 19.

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L’équipe du Beu-Bye a eu une excellente idée en décidant de s’installer à l’Impérial Bell. La sixième édition de cette revue de l’année humoristique se déploie de belle façon dans une formule de type cabaret.

Avec des tables, des tabourets et un bar ouvert durant toute la représentation, l’ensemble est plus convivial qu’une salle de théâtre conventionnelle.

À l’affiche jusqu’au 29 décembre, le Beu-Bye 19 témoigne en sketchs, en chansons et en musique d’une année où il s’est passé énormément de choses.

Les élections fédérales, le troisième lien, Greta Thunberg, la fraude chez Desjardins, l’Halloween reportée, le «blackface» de Justin Trudeau et l’incendie qui a ravagé Notre-Dame-de-Paris.

On a même réussi, lors de la première à faire un clin d’œil à la démission d’Andrew Scheer qui venait de survenir.

Les numéros musicaux ont pris beaucoup d’ampleur cette année avec sept comédiens qui chantent et le retour des musiciens Philippe Grant, Simon Guay et Gabriel Morin-Béland.

La présence de Mélissa Bédard et Nicolas Drolet ajoute beaucoup de tonus aux numéros musicaux et aux parodies chantées.

Des lignes chantées où les mots se perdent, parfois, à travers la musique. Il s’agissait d’un soir de première dans une toute nouvelle salle et il y aura certainement des ajustements.

Divertissant et sympathique

Lucien Ratio et son équipe de comédiens-chanteurs, constituée de Mélissa Bédard, Ariane Bellavance-Fafard, Jean-Philippe Côté, Nicolas Drolet, Philippe Durocher, Nicolas Létourneau et Monika Pilon livrent la marchandise.

Le Beu-Bye est un spectacle exigeant avec une succession rapide de numéros, des comédiens qui modifient leur voix et des changements de costumes. Ça roule.

Le concert écourté d’Imagine Dragons sur les Plaines, le troisième lien qui a la capacité de régler tous les problèmes, la parodie de Game of Thrones avec Gretanarys dans le rôle de la reine et l’incendie de Notre-Dame-de-Paris revisité en comédie musicale, avec un bon duo entre Nicolas Drolet (Quasimodo) et Mélissa Bédard (Esmeralda) font partie des bons moments de la première partie.  

Ça se poursuit, au retour de l’entracte, avec la parodie d’Aladin, avec le blackface de Justin Trudeau, l’incompréhensible Elizabeth May et un numéro inspiré par le film sur Elton John, où Donald Trump devient le Crazy Man au son de la chanson Rocket Man. Un numéro qui donne le goût de plonger à nouveau dans la discographie du chanteur et pianiste britannique. 

Il y a aussi à un numéro déjanté autour de la crise des médias à la Star Wars, un numéro amusant où tous les spectacles du Diamant sont inspirés par la lutte et l’incontournable Céline Dion avec une Monika Pilon toujours sur la coche.

Comme dans toutes les revues humoristiques, on retrouve de très bons numéros et des segments plus inégaux, comme ce trop long Téléjournal réinventé par les influenceurs et celui sur la Simplicité volontaire.

L’équipe de comédiens fait tous les efforts et se donne à 100 %. Et ça, c’est présent tout au long de l’heure et demie du Beu-Bye 19, avec des parodies, des folies, de belles trouvailles et des moments déjantés. Ce qui, réunis, devient un spectacle très divertissant et fort sympathique.