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Menace de grève à la station de ski Stoneham

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Les employés de la station de ski Stoneham, près de Québec, font planer la menace d’une grève au moment où la lucrative période des Fêtes est sur le point de débuter.  

Les membres du Syndicat des employés de la station de ski de Stoneham, réunis en assemblée, jeudi soir, ont voté à 86,7% en faveur de moyens de pression «pouvant aller jusqu’à la grève», laquelle serait exercée «au moment jugé opportun».  

«Il appartient maintenant à la partie patronale de faire un bout de chemin pour sauver la saison à la veille du congé des Fêtes», a fait savoir Sébastien Noël, président de ce syndicat, dans un communiqué diffusé en soirée.  

La question des salaires serait au centre du conflit. Les syndiqués déplorent que le salaire de base soit «toujours collé sur le salaire minimum».  

Le syndicat, qui représente près de 150 travailleurs, dénombre sept rencontres de négociation et trois rencontres de conciliation jusqu’à présent.  

Ces séances «se sont soldées par une hypothèse de règlement qui a été jugée insuffisante et rejetée par les membres du syndicat en assemblée générale», affirme le groupe dans son communiqué.  

La station de ski Stoneham est une propriété de la compagnie albertaine Resorts of the Canadian Rockies. Au moment d’écrire ces lignes, elle n’avait pas offert de commentaire sur le vote de jeudi. 

Le précédent renouvellement de la convention collective des employés, il y a cinq ans, avait amené l'employeur à décréter un lock-out à la fin du mois de novembre 2014.  

La fermeture de la station pendant trois semaines avait suscité plusieurs inquiétudes pour l’économie locale. Les activités du complexe avaient finalement pu reprendre juste à temps pour la période des Fêtes. 

Il est à noter que la station-sœur du Mont-Sainte-Anne n’est pas visée par les présentes négociations.

De façon similaire, ses employés syndiqués avaient donné leur accord à un mandat de grève, il y a un an, à l’approche des vacances de décembre 2018, mais une entente sur une nouvelle convention collective avait finalement permis d’éviter ce scénario.