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Mon top 5 politique de 2019

Mon top 5 politique de 2019

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Alors que le cynisme politique atteint malheureusement des sommets, essayons un instant de voir le positif. 2019 nous aura apporté quelques moments forts, chargés d’émotion. Je pense à la récente allocution de Dominique Anglade sur le séisme en Haïti au Salon bleu, qui nous a tous profondément touchés. Et nous devons souligner l’importante sortie de la députée de Sherbrooke, Christine Labrie, sur la cyberintimidation subies par les élues.   

Mais en me retournant vers l’année qui vient de passer, j’ai souhaité me concentrer sur des nouvelles qui, je crois, auront un impact direct sur des milliers de citoyens dans les prochaines années. Des nouvelles qui ont le potentiel de changer positivement le Québec.     

Voici donc mon top 5 des bonnes nouvelles politiques de 2019!    

#5 : Inclusion de la Davie dans la stratégie navale  

Mon top 5 politique de 2019
Photo d'archives, Simon Clark

Cette semaine, nous apprenions sous la plume de Christopher Nardi qu’Ottawa corrigeait l’injustice envers le chantier maritime Davie en l’incluant dans la Stratégie navale fédérale. Les mauvaises nouvelles ont été nombreuses dans les dernières années pour le chantier Davie. Longtemps contraint de ramasser les miettes offertes par le fédéral, pendant qu’Halifax et Vancouver recevaient des contrats. Cette bonne nouvelle devrait faire des petits, en créant des milliers d’emplois et en apportant des milliards de dollars en contrats dans les prochaines années.      

#4 : Fin de l’injustice pour les familles adoptantes  

Mon top 5 politique de 2019
Photo d'archives, Simon Clark

Talonné par Véronique Hivon et par les familles adoptantes, le ministre du Travail, Jean Boulet, a fini par revenir à la promesse que la CAQ avait fait en campagne électorale. Les parents qui adoptent bénéficieront désormais de la même durée de prestations que les familles biologiques. Ces familles auront désormais davantage de temps avec leurs enfants afin de soigner leur sentiment d’abandon et tisser des liens forts avec eux.    

#3 : Le retour du tarif unique   

Mon top 5 politique de 2019
Photo d'archives, Simon Clark

La modulation des tarifs de services de garde, instaurée par le gouvernement de Philippe Couillard, était une fausse bonne idée. Surnommée «taxe famille», cette mesure avait pour effet de pousser les familles plus fortunées vers les services de garde privés, étant devenus plus avantageux fiscalement. Les garderies subventionnées et les CPE n’ont pas été créés seulement pour les familles défavorisées... La mixité sociale qu’on y retrouve est un fort outil de mobilité sociale. Les parents concernés paieront donc désormais 8,25$ par jour. Nous espérons maintenant que le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, poursuive le travail en convertissant des places privées vers le réseau subventionné, et qu’il s’attaque aux milieux de garde non-régis qui n’offrent pas tous un environnement sécuritaire pour nos tout petits. Tous les enfants méritent la sécurité ainsi qu’un programme éducatif leur permettant de s’épanouir.    

#2 : Services aux victimes d’agressions sexuelles  

Mon top 5 politique de 2019
Photo d'archives, Simon Clark

Je ne suis pas tellement originale, vous me direz... cette annonce transpartisane a été saluée de tous! Sonia LeBel a bien compris que les citoyens s’attendent à davantage de collaboration entre les formations politiques. Oui, c’est facile à dire quand on est au gouvernement, mais cette collaboration entre la ministre de la Justice, Véronique Hivon, Hélène David et Christine Labrie nous apparaît comme un vent de fraîcheur. En plus de répondre à des besoins réels dans notre système de justice, ce comité se révèle comme une arme redoutable contre le cynisme politique. J’ai bien hâte de voir quelles seront les prochaines mesures annoncées par le comité!     

#1 : Le travail de la Commission Laurent  

Mon top 5 politique de 2019
Photo d'archives, Simon Clark

Voici l’exemple d’une très très mauvaise nouvelle qui a, en bout de ligne, fait émergé du positif. Le décès de la fillette, en Estrie, nous a tous brisé le cœur. Mais plutôt que d’offrir des pensées et des prières, le Québec se botte le derrière et choisit de s’attaquer aux problèmes de notre système de la protection de l’enfance. Depuis plusieurs semaines, la Commission Laurent soulève chaque pierre afin de mettre le doigt sur le bobo. Afin qu’aucun enfant ne passe à travers les mailles du filet. Régine Laurent a récemment demandé à Québec, dans son rapport de mi-mandat, de travailler davantage en amont pour les enfants. Nous suivrons la suite des travaux de la Commission avec attention en 2020.