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Comme une version punk du Bye Bye!

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Lancer un disque en décembre tient presque de l’art circassien. D’un côté, une pirouette peut permettre de s’élever au-dessus de la mêlée et surprendre la galerie. De l’autre, c’est se casser la gueule dans la pile de « covers » de Mon beau sapin parus à la même date.   

Artistes variés  

Photo courtoisie

★½  

Zoo 4  

Le sympathique label punk local Slam Disques, lui, opte pour la cascade avec Zoo 4, la quatrième édition de sa compilation de reprises en français.  

Une version punk rock de Promenade sur Mars ? Pourquoi pas !  

Encore une fois, la sélection est relevée.  

On y retrouve notamment une reprise acoustique de Sauvez mon âme de Luc De Larochellière signée The Matchup ainsi qu’un « cover » punk rock – prévisible, mais diablement d’adon – de Toutes les femmes savent danser de Loud. C’est un peu comme une version punk du Bye Bye, quoi !  

Côté adaptations, Fortune Cookie Club se fait un gros fun noir en reprenant Blink-182 dans la langue de Molière alors que l’inclassable Feuyemobil gueule une version slam du hit dance Everytime We Touch de Cascada (oui, oui).   

PÉCHÉ MIGNON DE FIN D’ANNÉE !  

Projet très dans l’esprit Slam Disques – rappelons que la devise de l’entreprise est « ce label est un échec » –, Zoo 4 captive surtout par son plaisir contagieux et son total manque de sérieux.  

Pour celles et ceux qui l’ignorent : Guerilla Poubelle est une formation française qui a multiplié engagements sociaux et artistiques au fil de sa carrière... et qui s’offre ici un traitement punk de You Need To Calm Down de Taylor Swift (oui, oui) qui fait sourire, voire secouer de la tête.  

Ce n’est pas des animaux qu’on retrouve dans ce Zoo 4, mais bien des plaisirs à peine coupables.   

Harry Styles  

Photo courtoisie

★★★  

Fine Line  

Deux ans après la parution d’un premier album somptueux, l’ex-membre de One Direction « déçoit » un tantinet sur Fine Line où l’artiste rentre cruellement dans les rangs. Au sein de son fameux groupe, Styles livrait de la pop accrocheuse, mais aussi diablement convenue et inoffensive. Sur son LP homonyme, le chanteur prenait son envol (littéralement, même, avec le clip accompagnant la magnifique Sign Of The Times). Ici, il revient à une pop brillante, certes, mais aussi entendue maintes fois ailleurs. Dommage.   

Monsieur Mono  

Photo courtoisie

★★★½  

Les sessions Piccolo  

Éric Goulet revisite ici son matériel en sortant littéralement les violons sur Les sessions Piccolo, un maxi où il réinterprète de ses classiques en compagnie du quatuor Eska ainsi que Salomé Leclerc qui l’épaule au chant et à la batterie. En résulte une offrande chargée à bloc (un peu trop écorchée vive, même ?). Réalisateur aguerri, Goulet a toutefois eu le génie de faire de cet EP une séance courte et où l’esprit collaboratif est mis de l’avant. Sans ces éléments, Les sessions Piccolo pourraient crouler sous le marasme. Une œuvre aussi belle que triste, bref.  

Ludwig Göransson  

Photo courtoisie

★★★★  

The Mandalorian  

Dans l’ombre de l’ultime film de Star Wars et de sa trame sonore connue dans toutes les galaxies, on retrouve les compositions de Ludwig Göransson pour la série à succès The Mandalorian qui sont également offertes sur Spotify. Même sans la référence (je n’ai regardé que le premier épisode à ce jour, honte à moi), ces maxis combinant musique orchestrale, touches électro et influences westerns s’apprécient tout autant. Idéal pour marcher dans la neige (que ce soit au Québec ou sur Hoth).  

Coup de coeur  

KAYTRANADA  

Photo courtoisie

★★★★  

BUBBA  

Non seulement le beatmaker montréalais épatait en livrant son deuxième album par surprise en décembre, mais un coup d’œil à sa liste de collaborateurs jette tout simplement les mélomanes en bas de leurs proverbiales chaises. Bien que l’artiste s’est toujours bien entouré, on y retrouve ici de grands noms de la trempe de Pharrell Williams, Estelle et Tinashe qui se succèdent sur un LP dance chaleureux, rythmé à souhait et qui coule bien. Même les néophytes y trouveront leur compte.