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Les jeunes récompensés

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Photo AFP Nick Suzuki a marqué le but égalisateur à Calgary, jeudi soir.

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Quelques statistiques : Max Domi enfile un premier but en 12 matchs, mais un but à un moment stratégique : en bris d’égalité. Nick Suzuki est employé pendant 17 minutes et 28 secondes, comme Brendan Gallagher. Il marque le but égalisateur. 

D’autres statistiques : Ben Chiarot est utilisé pendant 26 minutes, le plus haut total de l’équipe et termine la soirée avec un différentiel de +4. Ryan Poehling joue avec intensité, avec aplomb et on lui fournit 11 h 3 de temps d’utilisation. 

De prime abord, on pourrait croire qu’il y a quelque chose qui cloche et pourtant, le Canadien vient d’ajouter un deuxième gain en deux matchs dans l’Ouest canadien. Il occupe le deuxième rang de la division atlantique. Il profite de chaque opportunité pour faire la vie dure à l’adversaire. 

Par exemple : Artturi Lehkonen avait précédé le disque sur le but de Joel Armia qui, au fait, a été utilisé pendant 18 minutes et 51 secondes.   

Une situation similaire à celle de Charlie Coyle, des Bruins, au Centre Bell, il y a quelques semaines. Mais, les officiels avaient décrété qu’il y aurait dû y avoir un arrêt de jeu. 

Jeudi, à Calgary, on a allégué que
Lehkonen était en possession de la rondelle, par conséquent le joueur du Canadien respectait le règlement.  

Puis, alors que David Rittich, le gardien des Flames, semblait en pleine possession de ses moyens, il fait preuve d’une grande générosité à l’endroit de Gallagher, un but qui devait exercer un impact important sur la performance de l’équipe. 

Le flair de Julien 

Et n’oublions pas l’homme derrière le banc qui, encore une fois , a démontré du flair. Pour un entraîneur qui a la réputation de ne pas offrir aux jeunes joueurs toutes les opportunités pour exploiter leur talent, il a fait mentir ses dénigreurs, face aux Flames. 

Le meilleur exemple est Suzuki. Il faut préciser que le jeune homme lui fournit tous les arguments pour occuper un poste plus élevé dans l’évaluation des effectifs. Il est intelligent, il se comporte très bien dans son territoire.   

Il possède une vision qui lui permet de se démarquer. Julien a exploité toutes les qualités de Suzuki, jeudi soir. Il était sur la patinoire dans les derniers instants de la troisième période. Julien tenait à l’utiliser avec Nate Thompson afin de freiner les Flames. Il a participé à la compétition à trois contre trois et a terminé la soirée avec six lancers. Dans le cercle des mises en jeu, ça n’a pas été très bon, mais il sait compenser avec ses déplacements sur la surface de jeu. 

Et Poehling? Oups, une nette amélioration si on fait des comparaisons avec sa première audition. Il s’implique, il a bien réussi ses missions en échec-avant et son temps de jeu a augmenté.  

Et voilà que Max Domi, pointé du doigt pendant la séquence de huit défaites, joue avec cette passion qui l’a caractérisé l’an dernier.   

Pendant toute la soirée, il a défié la brigade défensive des Flames, il a manipulé le disque avec assurance et ses deux compagnons de jeu, Lehkonen et Armia en ont profité. 

Deux ex-Jets  

Et, il y a Ben Chiarot. Il sera de retour à Winnipeg, lundi. Quand on consultera les statistiques du dernier mois, quand on réalisera qu’il y a des soirs où il passe plus de temps sur la surface de jeu que Shea Weber et Jeff Petry, on ne comprendra plus rien. 

Pas plus que nous d’ailleurs. 

Pourquoi ? 

L’an dernier, Chiarot était le cinquième défenseur des Jets derrière Byfuglien, Myers, Morrissey et Trouba. Imaginez un instant que deux ex-employés de soutien des Jets, Chiarot et Armia, ont gravi les échelons d’une façon étonnante. De quoi ravir Marc Bergevin.  

Une séquence de sept matchs qui démarre sur une note encourageante. Les leaders se manifestent. L’attaque est plus créative et la brigade défensive tient le coup. Et, encore plus important, les unités spéciales s’améliorent. 

On ne s’emballera pas... sauf que le scénario est nettement plus captivant que celui que le Canadien a proposé en novembre. On réclamait un meilleur « casting », mais Bergevin n’a pas voulu modifier son plan de gestion. 

Pour l’instant, ça fonctionne. Six victoires en huit matchs, 23 buts marqués, 15 alloués. Ce soir, les Oilers. S’il fallait que... 

Quelques jours de répit 

Depuis, jeudi soir, à 23 h .59, les joueurs de la LNH n’ont pas à s’inquiéter à savoir s’ils pourront passer le 25 décembre avec leur famille. Il y a un moratoire interdisant tout transfert des effectifs. 

Mais, cela n’invite pas nécessairement les directeurs généraux à ranger leur cellulaire. Pas du tout. C’est une période idéale pour établir un plan d’attaque en vue de la deuxième moitié de la présente saison. 

  • Évaluation des effectifs. 
  • Possibilité d’entreprendre des négociations avec quelques joueurs. 
  • Les équipes pratiquement éliminées se préparent-elles à une vente ? 
  • Croit-on que plusieurs joueurs changeront d’adresse ? 

Déjà, on identifie Chris Kreider comme étant le joueur le plus convoité une fois le moratoire terminé, le 27 décembre. Les Rangers, assurément, demanderont le gros prix. Ils vont faire preuve d’une grande patience parce que, selon le classement, ils ont toujours des chances d’obtenir une participation au tournoi printanier. Cependant, leur principal objectif est de créer une surenchère. Ils exigeront sans doute un choix de premier tour pour «un joueur de location». 

Quelles sont les équipes prêtes à payer un tel prix ? 

Plusieurs, croyez-moi. Elles sont nombreuses les formations qui devront s’assurer qu’elles possèdent toutes les ressources pour embarquer dans le sprint final de fin de saison.  

  • Quelle sera la réaction de Marc Bergevin ? 
  • La situation est inquiétante à Tampa. 
  • On peut en dire autant à Sunrise. 
  • Les Maple Leafs ne sont pas sortis du bois. 
  • Les Penguins espèrent que Sidney reviendra en grande forme. 
  • À St. Louis, comment remplacera-t-on Vladimir Tarasenko ? 
  • Joe Sakic et l’Avalanche préparent-ils un coup fumant ? 
  • Et les Oilers? Peut-on présumer que les trois premières équipes de la division centrale seront les seules représentantes de la division ?   
  • Et n’oublions pas les joueurs autonomes sans restriction...  

Une deuxième moitié de saison qui laisse entrevoir plusieurs rebondissements.