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Une nouvelle ère pour les Bills

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Photo d'archives, AFP L’entraîneur-chef Sean McDermott et le quart-arrière Josh Allen ne sont que quelques-uns des éléments clés d’une restructuration complète chez les Bills.

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Pour une deuxième fois en trois ans, les Bills se retrouveront en séries. Il aura fallu une transformation extrême pour en arriver là, un boulot colossal accompli par l’entraîneur-chef Sean McDermott et le directeur général Brandon Beane. Et le mieux, c’est que selon toute vraisemblance, ce n’est que le début d’une nouvelle ère. 

Depuis le changement de régime à Buffalo en 2017, le tandem formé de McDermott et Beane n’a clairement pas chômé et c’est à ce duo que les Bills doivent leur renaissance. 

Non seulement les deux anciens des Panthers de la Caroline ont changé la culture, mais ils ont revampé l’alignement de A à Z... ou presque ! 

En fait, il ne reste actuellement que quatre joueurs rescapés du précédent régime, soit les ailiers défensifs Jerry Hughes et Shaq Lawson, ainsi que le secondeur Lorenzo Alexander et le spécialiste des longues remises Reid Ferguson. On n’a donc pas sorti le balai, mais l’aspirateur industriel pour nettoyer un vestiaire infesté de contrats indigestes et des restes d’une culture perdante incrustée. 

Une bonne vision 

Quand le duo Beane-McDermott s’est pointé en ville, l’héritage était un club qui a raté les séries pendant 17 ans, un cap salarial étouffant et une image à reconstruire.  

Pourtant, les Bills ont fait les séries dès leur première année en fonction, mais les lacunes demeuraient évidentes et en bons gestionnaires, ils n’ont jamais dévié du plan à long terme. Il fallait reconstruire par le repêchage, éviter les dépenses folles et surtout, délaisser le mirage qu’était Tyrod Taylor pour tenter de développer un véritable quart-arrière de franchise. 

Josh Allen a ses imperfections, mais il possède quelque chose qui ne s’enseigne pas : le cœur au ventre. Il joue chaque jeu comme si c’était son dernier et cette attitude chez un quart-arrière est contagieuse chez ses coéquipiers. 

Mais il y a bien plus qu’Allen ! Des 22 sélections des Bills lors des trois derniers repêchages, 17 sont avec l’équipe et pas moins de 10 occupent un rôle de partant. C’est ce qui s’appelle viser juste. 

Les Bills misent avant tout sur une excellente défensive dont le noyau est formé de très jeunes joueurs comme Tre’Davious White (24 ans), Tremaine Edmunds (21 ans) et Ed Oliver (22 ans). Au total, la moitié des joueurs de l’équipe possède une expérience de trois années ou moins. 

La pointe de l’iceberg 

À ce noyau, l’état-major a greffé d’excellents agents libres qui n’ont pas coûté deux bras et deux jambes. Jordan Poyer et Micah Hyde forment un superbe duo de maraudeurs. John Brown et Cole Beasley, sans contrats exorbitants, sont les meneurs de l’équipe avec 71 et 60 réceptions respectivement. Mitch Morse est un centre de qualité. Jordan Phillips est le meneur avec 9,5 sacs.  

À la fin de la saison, les Bills devraient bénéficier de 89 millions sous le cap salarial, la quatrième meilleure situation à travers la ligue. Quelques brèches pourront donc être colmatées de manière intelligente. 

Des jeunes comme le porteur Devin Singletary et l’ailier rapproché Dawson Knox ont tout le talent pour devenir des joueurs clés apportant du punch à l’attaque. 

J’ai souvent dit cette saison que je ne croyais pas encore aux Bills et je continue de penser que le manque d’expérience se fera vite sentir en séries. Mais peu importe, le plan à long terme de McDermott et Beane devance déjà les échéanciers prévus. Les Bills ont bien repêché et bien développé leurs jeunes, ce qui est un indicateur de succès à long terme. Si Josh Allen ne plafonne pas, cette équipe pourrait devenir non seulement solide en défensive, mais aussi explosive à l’attaque. 

Que la fameuse « Bills Mafia » s’accroche, tout laisse croire que c’est le début d’une belle épopée à Buffalo. 

Semaine 16 

Mes choix 

Samedi 

Houston à Tampa Bay (13 h) TEXANS 

Buffalo en Nouvelle-Angleterre (16 h 30) BILLS 

LA Rams à San Francisco (20 h 15) 49ERS 

Dimanche 

Cincinnati à Miami (13 h) DOLPHINS 

Pittsburgh à NY Jets (13 h) STEELERS 

NY Giants à Washington (13 h) GIANTS 

Caroline à Indianapolis (13 h) COLTS 

Baltimore à Cleveland (13 h) RAVENS 

Jacksonville à Atlanta (13 h) FALCONS 

La Nouvelle-Orléans au Tennessee (13 h) SAINTS 

Oakland à LA Chargers (16 h 05) CHARGERS 

Detroit à Denver (16 h 05) BRONCOS 

Arizona à Seattle (16 h 25) SEAHAWKS 

Dallas à Philadelphie (16 h 25) COWBOYS 

Kansas City à Chicago (20 h 20) CHIEFS 

Lundi 

Green Bay au Minnesota (20 h 15) VIKINGS 

Résultats 

La semaine dernière 10 en 16 (62,5 %) 

Total cette saison 136 en 224 (60,7 %) 

LES CHOIX DU JOURNAL 

Texans de Houston (9-5) vs Buccaneers de Tampa Bay (7-7)

VERS LE TITRE DE DIVISION

Une victoire et les Texans remportent le titre de leur division. Ça augure bien pour eux, puisque les Buccaneers doivent se battre à effectifs réduits. Leurs deux meilleurs receveurs, Mike Evans et Chris Godwin, sont hors de combat. Le quart-arrière Jameis Winston connaît de bons moments, mais il n’a plus la même force de frappe à disposition. Il risque donc de compléter quelques passes... dans les mains adverses. Ces traditions sont ancrées en lui. Houston par 7

Bills de Buffalo (10-4) vs Patriots de la Nouvelle-Angleterre (11-3)

AU TOUR DES BILLS

La dernière fois que les Bills ont battu les Patriots à Foxborough dans un match que Tom Brady a joué au complet remonte à... jamais! Mais il y a une première à tout. L’attaque des Patriots continue de stagner et à ses cinq derniers matchs face aux Bills, Brady n’a lancé que trois passes de touchés. Les Bills ont perdu 16-10 en septembre quand Josh Allen avait lancé trois interceptions. Il a évolué depuis et Devin Singletary, qui n’était pas là en septembre, fera la différence. Buffalo par 1

Rams de Los Angeles (8-6) vs 49ers de San Francisco (11-3)

ÇA SENT LA FIN

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, les Rams devraient être éliminés après ce match. Leur seul espoir de passer en séries est de remporter leurs deux derniers duels et que les Vikings perdent leurs deux derniers. Mais bon, on n’est pas à une folie près dans cette ligue! Toutefois, au premier affrontement entre 49ers et Rams cette saison, Jared Goff avait été réduit à l’état de chair à canon. Les Rams ont ressorti Todd Gurley récemment et lui seul peut sauver la saison des Rams. San Francisco par 7

Bengals de Cincinnati (1-13) vs Dolphins de Miami (3-11)

CHOC DES DÉTRITUS

Deux équipes des bas-fonds en viennent aux coups et l’issue est plutôt imprévisible. Les Bengals cafouillent à l’attaque avec 28 revirements et la solution passe par une forte dose de jeu au sol avec Joe Mixon, qui a gagné au moins 75 verges par la course dans cinq de ses six derniers matchs. Par contre, les Bengals sont répugnants en défensive contre la passe et s’il y a une chose qui roule chez les Dolphins, c’est le duo Fitzpatrick-Parker. Il y a toujours l’an prochain, pour ces deux clubs. Miami par 3

Steelers de Pittsburgh (8-6) vs Jets de New York (5-9)

RETROUVAILLES EN VUE

Pour la première fois, le porteur Le’Veon Bell retrouvera ses anciens coéquipiers des Steelers. Il sera suprêmement motivé contre eux, mais l’inverse est aussi vrai. Avec le choix de miser sur l’un ou l’autre des clans, mieux vaut investir sur les Steelers et leur défensive solide. Oui, leur quart-arrière Devlin Hodges a connu un match atroce avec quatre interceptions, mais il reprendra vite ses habitudes : pas de coups d’éclat, mais pas de risque. Les Steelers n’ont pas besoin de plus que cette formule de base. Pittsburgh par 6

Giants de New York (3-11) vs Redskins de Washington (3-11)

LE «CHASE YOUNG BOWL»

Place à un autre party de sous-sol entre deux opposants de fond de classement. L’intérêt ici, c’est que le perdant risque d’hériter du deuxième choix au repêchage, qui sera fort probablement l’ailier défensif Chase Young, d’Ohio State, un talent générationnel. Le quart recrue des Redskins, Dwayne Haskins, n’avait pas caché son incrédulité quand les Giants avaient choisi Daniel Jones plutôt que lui. Jones revient au jeu après une blessure à la cheville et gagnera la première manche. New York par 2

Panthers de la Caroline (5-9) vs Colts d’Indianapolis (6-8)

DÉBUTS POUR WILL GRIER

Mathématiquement, les Colts ne sont pas encore éliminés, mais quand le mot mathématiquement est utilisé, aussi bien allumer des lampions. Dans ce contexte, ils doivent absolument voir du progrès de leur quart-arrière Jacoby Brissett. De leur côté, les Panthers accordent un premier départ à leur choix de troisième rond, le quart recrue Will Grier. Il était temps! Ils n’ont rien à perdre avec l’ancien de West Virginia à ce stade de la saison. Indianapolis par 3

Ravens de Baltimore (12-2) vs Browns de Cleveland (6-8)

POUR L’AVANTAGE DU TERRAIN

Ça deviendra une question quizz un de ces jours... Qui, durant la saison 2019, a battu les puissants Ravens? Réponse : les Browns, à la semaine 4! Mais depuis, les Ravens n’ont plus perdu et ne sont plus les mêmes. Les Browns, eux, sont retournés produire de succulents romans-savon dans lesquels les victoires demeurent optionnelles. Si les Ravens gagnent comme il se doit, l’avantage du terrain leur appartiendra pour les séries. Qui voudra aller jouer à Baltimore? Baltimore par 17

Jaguars de Jacksonville (5-9) vs Falcons d’Atlanta (5-9)

ÇA BRASSE CHEZ LES JAGUARS

Les Jaguars ont brassé la cage en mettant à la porte le grand patron Tom Coughlin, qui semblait à couteaux tirés avec les joueurs. Son style rigide de gestion ne convient pas à la génération actuelle. Semble-t-il que l’entraîneur-chef Doug Marrone serait en sécurité, mais si ses hommes en décident autrement et se trainent les bottines dans les deux derniers matchs, le ménage se poursuivra. Les Falcons sont aussi misérables, mais eux, ils jouent encore pour Dan Quinn. Atlanta par 4

Saints de La Nouvelle-Orléans (11-3) vs Titans du Tennessee (8-6)

LE PIÈGE PARFAIT

Après le record célébré de Drew Brees lundi dernier et un match frôlant la perfection pour les Saints, ce duel face aux Titans a tous les airs d’une mauvaise surprise contre eux. Après tout, depuis 2013, les Saints montrent un dossier peu convaincant de 6-6 sur la route en décembre. À Nashville, les Titans se battront avec l’énergie du désespoir pour survivre et passer en séries, puis Derrick Henry peut sonner la charge. Quand même, c’est au-dessus de mes forces de miser sur les Titans. La Nouvelle-Orléans par 6

Raiders d’Oakland (6-8) vs Chargers de Los Angeles (5-9)

OCCASION POUR REBONDIR

Dans trois de ses cinq derniers matchs, le quart-arrière des Chargers, Philip Rivers, a lancé au moins trois interceptions. Toutefois, face aux Raiders, il devrait avoir le temps de réfléchir amplement, ces derniers n’ayant réussi que quatre sacs du quart à leurs quatre derniers matchs. Les Chargers éprouvent toutes sortes d’ennuis cette saison dans la zone payante, mais les Raiders sont 31e dans la ligue en accordant des touchés sur 66,7% des visites adverses dans la zone payante. Los Angeles par 9

Lions de Detroit (3-10-1) vs Broncos de Denver (5-9)

SÉQUENCE SANS FIN

Les Lions ont perdu leurs sept derniers matchs et rien ne laisse croire que cette séquence prendra fin en 2019. Leur défensive se fait éclater contre la passe. C’est particulièrement festif pour les attaques adverses en termes de gros jeux, les Lions ayant concédé 66 jeux de passe de 20 verges ou plus et 16 de 40 verges ou plus. En d’autres termes, c’est l’hémorragie constante. Les Broncos n’ont pas une attaque à tout casser, mais le receveur Courtland Sutton risque de se servir dans le buffet. Denver par 10

Cardinals de l’Arizona (4-9-1) vs Seahawks de Seattle (11-3)

PAS DROIX AU FAUX-PAS

Les Seahawks sont au cœur d’une lutte à finir dans leur division avec les 49ers et ils ne peuvent prendre les Cardinals à la légère. Surtout qu’ils sont 27e en défensive contre la course et que les Cards, avec Kyler Murray et Kenyan Drake, excellent pour produire des gains au sol. Les Seahawks ne sont toutefois pas du genre à tomber dans le panneau de tels matchs pièges. Ils sont bien dirigés et le tandem Russell Wilson/Tyler Lockett est sorti de sa mini-torpeur dimanche dernier. Seattle par 13

Cowboys de Dallas (7-7) vs Eagles de Philadelphie (7-7)

LES DÉMONS DES EAGLES

Gros choc qui devrait déterminer l’issue de la course dans la décevante division Est! Il est tentant de favoriser les Eagles chez eux, mais ils font face à leurs démons. Les Cowboys ont gagné leurs quatre derniers duels face aux Eagles et dans les trois derniers matchs, Dak Prescott a accumulé en moyenne 321 verges par la passe. Ezekiel Elliott, lui, a amassé en moyenne 114,8 verges au sol en cinq matchs face aux Eagles. Et c’est sans parler du fait que les Eagles sont décimés par les blessures. Dallas par 4

Chiefs de Kansas City (10-4) vs Bears de Chicago (7-7)

LES CHIEFS EN CONTRÔLE

Dans la conférence américaine, les observateurs et amateurs n’en ont que pour les Ravens. Et sinon, ils continuent de croire que seuls les Patriots peuvent les détrôner. Étrange que personne ne parle des Chiefs, vainqueurs à leurs quatre derniers matchs avec une attaque qui retrouve ses moyens et une défensive qui n’a donné que 11,3 points par match dans cette séquence. Un match face à la défensive des Bears n’est jamais une balade dans le parc, mais les Chiefs jouent du gros football depuis novembre. Kansas City par 7

Packers de Green Bay (11-3) vs Vikings du Minnesota (10-4)

LA REVANCHE DE COUSINS

Tout a été dit sur les éternels insuccès de Kirk Cousins dans les grands matchs. Une fiche de 0-8 dans les matchs du lundi soir et de 6-29 face à des équipes aux fiches gagnantes, ça n’a en effet rien de rassurant. Sauf que les Vikings sont invaincus cette saison au Minnesota et les Packers, malgré les prouesses d’Aaron Rodgers, sont très vulnérables en défensive contre la course. Chez les Mauves, le porteur Dalvin Cook ratera vraisemblablement le rendez-vous, mais Alexander Mattison est un substitut de qualité. Minnesota par 3