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Un Chemin de Noël toujours magique

Repetitions du chemin de Noel, Palais Montcalm, Quebec, 23 decembre 2019. PASCAL HUOT / JOURNAL DE QUEBEC / AGENCE QMI
Photo Pascal Huot Le directeur musical Bernard Labadie a concocté un excellent programme de chant pour la quatrième édition du Chemin de Noël.

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Cent vingt minutes. Une pause bénéfique de deux heures avant d’entrer dans le sprint final des Fêtes. Le Chemin de Noël, avec ses chants et ses superbes voix, procure cet effet.

Pour la quatrième édition de cette jeune tradition présentée, hier, le 23 décembre, au Palais Montcalm, Bernard Labadie avait concocté un superbe programme de chant. Un des meilleurs présentés jusqu’à maintenant. 

Le Chemin de Noël, qui s’inspire d’une vieille tradition anglaise, est un moment de recueillement et de rassemblement en chant, en musique et en poésie. Il met en vedette le chœur La Chapelle de Québec, dirigé par Bernard Labadie, l’organiste Richard Paré et la harpiste Valérie Milot.

Le baryton canadien Philippe Sly, soliste invité, a été très solide, lors de ces deux interventions.

Victime d’un virus, la comédienne Hélène Florent a cédé sa place à Bernard Labadie pour la lecture des textes. Le chef fondateur et directeur musical s’est très bien tiré d’affaire dans les circonstances. 

Magnifiques voix

Les gens ont pu joindre leurs voix à celles, magnifiques et aériennes, des 11 femmes et des 12 hommes de La Chapelle de Québec, pour entamer les Venez, divin Messie, Les anges dans nos campagnes, Ça bergers et Il est né le divin enfant. 

L’entrée et la sortie des chanteurs, avec des cierges allumés, sont des moments de chant uniques, où les voix se retrouvent très près des spectateurs. 

Des moments avec peu d’éclairage avec les chants Remember, O Thou Man et A New Year Choral.

Durant l’entrée, après un beau moment musical, orgue et harpe, au son de Gesù Bambino, la soliste Rosalie Lane-Lépine se met à chanter, au deuxième niveau, devant l’orgue Casavant.

Le Chœur répond et les 22 autres chanteurs, accompagnés par Bernard Labadie, qui sont derrière la salle, répondent et se dirigent lentement, telle une procession, vers la scène. Le mariage des voix est superbe. Et c’est comme ça tout au long des deux heures du Chemin de Noël.

Lors de certaines finales, comme lors de Joys Seven et dans Les anges dans nos campagnes, Richard Paré fait résonner l’orgue du Palais Montcalm de belle façon et en puissance.

On a aussi eu droit à une superbe version, tout en douceur, de Sainte-Nuit en allemand, avec de belles sonorités de harpe et à la très aérienne et toujours envoûtante Lully, Lulla, Lullay. On a l’impression que le temps s’arrête. Le Chemin de Noël, année après année, est toujours aussi magique.