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Le Canadien en 10 questions

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Photo AFP

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Il ne reste plus que trois matchs en 2019. Une fin d’année qui s’annonce intéressante puisque le Canadien a donné au scénario plus de suspense, plus d’intrigue et plus de mystère relativement à la conclusion de la saison 2019-2020.  

L’auteur Luc Dionne nous a habitués à des scénarios étonnants, des scénarios qu’on n’avait pas prévus du tout.  

Vivra-t-on autant d’émotions avec ce que le Tricolore s’apprête à offrir à ses partisans au cours des prochains mois ? Plusieurs questions alimenteront les discussions, que ce soit au niveau des performances de l’équipe ou encore sur le plan individuel.  

Il y a dix questions qu’on peut se poser, peut-être plus, remarquez bien, mais allons-y avec les dix questions qui obtiendront des réponses et qui exerceront un impact sur l’avenir de l’organisation.  

1. Quelle équipe se présentera pour la deuxième moitié de la saison ?  

Celle qui a bien amorcé l’année, celle qui a plongé dans la médiocrité en novembre ou celle qui redonne un peu d’espoir aux partisans ? Si cette équipe qui vient de récolter six points sur huit dans l’Ouest entraîne avec elle l’enthousiasme et le caractère qu’elle a démontrés, elle sera dans le coup. Présentement, selon les statistiques avancées, elle a 38 % des chances d’obtenir une qualification aux séries éliminatoires... et pour une raison. Le Canadien devra terminer dans le top trois de la division Atlantique puisque cinq formations de la division Métropolitaine pourraient participer aux séries éliminatoires.  

2. À quoi doit-on s’attendre de Max Domi ?  

On espère chez les décideurs que Domi retrouvera la même détermination que l’an dernier. Il doit assurément appuyer les efforts répétés de Tomas Tatar, Phillip Danault et Brendan Gallagher. Les enjeux sont importants pour lui qui termine la dernière année de son entente. Jusqu’ici, il n’a pas forcé la main à Marc Bergevin dans le but d’amorcer les négociations. Récemment, c’était plus encourageant.  

3. Le Canadien sera-t-il une meilleure formation ?  

Avec le retour de Jonathan Drouin, de Paul Byron et de Jesperi Kotkaniemi, l’attaque obtiendra le renfort espéré et surtout le CH aura plus de profondeur pour le dernier droit.   

4. Bergevin fera-t-il du lèche-vitrine ?  

Il ne veut pas céder des joueurs d’avenir pour des joueurs de location, il le dit souvent. Cependant, pour atteindre l’objectif de l’organisation, il devra peut-être revoir son plan de match. C’est vrai qu’un joueur de location n’offre aucune garantie que l’équipe obtiendra une participation aux séries éliminatoires, par contre, le statu quo d’ici la fin de février est impensable, surtout si l’équipe lutte avec énergie pour demeurer parmi les équipes aspirantes de la division Atlantique. Aura-t-il le choix ? Vraiment pas.  

5. Weber et Price peuvent-ils faire la différence ?  

Il y a longtemps qu’on avait vu Weber aussi passionné. Maintenant en parfaite santé, il est plus conscient que jamais de toutes les responsabilités qu’on lui confie et il répond bien. Ça s’applique également à Carey Price qui doit assumer ce qu’il disait l’été dernier, alors qu’il affirmait ne pas vouloir être reconnu comme un gardien étoile... sans étoile, c’est-à-dire sans la coupe Stanley. Ils détiennent le secret de la victoire. À eux de dénouer l’énigme sur la surface de jeu.  

6. À cet égard, combien de matchs disputera Price ?  

Le dossier du gardien auxiliaire demeure toujours un cas particulier. Mais qu’importe, la parité et le classement des équipes ne donnent pas trop d’options à l’entraîneur Claude Julien. Price a travaillé dans 66 matchs la saison dernière. On doit présumer qu’il en disputera autant cette année.  

7. Les propriétaires visent les séries éliminatoires, rien d’autre. Mais cela risque-t-il d’amenuiser la progression des jeunes joueurs ?  

Nick Suzuki connaît ses meilleurs moments de la saison. On l’utilise parfois au centre, parfois à l’aile droite. Il est un joueur qui donne du mordant à l’attaque à cinq, par sa vision et aussi par sa créativité. En deuxième moitié de saison, les vétérans ont plus de responsabilités, mais Suzuki a donné des résultats concluants. Cale Fleury prend de plus en plus d’assurance. Ryan Poehling et Kotkaniemi ? Pour l’instant, ils n’ont pas réussi à convaincre Julien.  

8. Marc Bergevin pourrait-il perdre son emploi si les objectifs n’étaient pas atteints ?  

Geoff Molson apprécie le travail de son directeur général. Mais, si le Canadien est écarté pour une quatrième fois en cinq ans d’une participation aux séries éliminatoires, les amateurs n’accepteront pas un autre échec. Ils exigeront, assurément, des changements non seulement au niveau de la surface de jeu, mais également dans les bureaux administratifs. Bergevin a présenté un plan accepté par les décideurs de l’organisation, mais encore faut-il que ça corresponde avec la réalité. La patience a toujours des limites. Cependant, on ne peut ignorer que Bergevin a réalisé de bons coups depuis quelques mois. Les jeunes joueurs de l’organisation sont prometteurs.  

9. Est-ce une année déterminante pour Claude Julien ?  

Absolument. Si Bergevin quitte l’équipe, il faudra s’attendre à ce que Julien cède sa place. Si Bergevin reste en poste, le directeur général aura une importante décision à prendre. Après tout, son entraîneur aura fait chou blanc trois saisons de suite. Habituellement, ça ne pardonne pas.  

10. Doit-on embaucher un président secteur hockey ?

Évidemment, si le Canadien échoue dans sa tentative d’obtenir une place parmi les huit formations de l’association Est qualifiées pour les séries éliminatoires, l’organigramme devra être vu à nouveau. Alors que plusieurs formations adoptent la structure d’un président d’entreprise et d’un président secteur hockey, Geoff Molson et ses associés emboîteront-ils le pas ? C’est la nouvelle tendance...  

Lafrenière dominant   

Alexis Lafrenière a confirmé son statut de meilleur joueur junior au monde.Hier, dès le premier match de l’équipe canadienne, il a été brillant, voire dominant par moments, comme lorsque les Américains ont comblé un déficit de 2-4 en troisième période, à la mise en jeu au centre de la patinoire, il a rapidement modifié la donne en interceptant une passe pour ensuite déjouer le gardien des États-Unis.  

Quelle anticipation !  

Il a terminé avec une fiche d’un but et trois mentions d’aide.    

Un match qui donne le ton à cette compétition toujours aussi captivante, toujours aussi impressionnante. Et, comme première journée, on ne pouvait souhaiter un spectacle plus enlevant.  

Lafrenière a marqué après avoir quitté sa position pour effectuer de l’échec avant, au grand étonnement du joueur américain qui était à ses côtés à la mise en jeu. Qui était l’ailier droit pour les Américains ?  

Cole Caufield, le choix de premier tour du Canadien à l’encan de 2019 qui poursuit sa carrière avec l’Université du Wisconsin.  

Caufield ? Il s’est fait discret après sa performance de quatre buts dans un match préparatoire. On ne lui a pas fourni trop d’espace.   

Les joueurs du Canada ont réagi rapidement quand il était dans une position pour capter la rondelle.  

Un tournoi qui ne manquera pas de rebondissements.