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La Mecque du Boxing Day

ÉVA 1228 Souvenirs de voyage
Photo collaboration spéciale, Gilles Proulx

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LONDRES | Le magasin Harrods est en soi une des attractions touristiques de la capitale britannique et la période de Noël y est complètement folle... surtout celle de l’Après-Noël. Ce magasin est la Mecque du Boxing Day. 

Ces vestes « écussonnées » démontrent qu’Harrods offre des vêtements pour tous les goûts, même les plus douteux !
Photo collaboration spéciale, Gilles Proulx
Ces vestes « écussonnées » démontrent qu’Harrods offre des vêtements pour tous les goûts, même les plus douteux !

On m’a raconté que des maniaques de la chasse au rabais commencent à faire la queue pour entrer chez Harrods le 26 décembre à compter du... 24 décembre ! Ces irréductibles passent donc toute la journée de Noël dans un sac de couchage sur une chaise devant la porte. Les portiers les connaissent. Voilà une institution peu banale ! À Montréal, ce qui s’en rapproche le plus, c’est Holt Renfrew, maintenant sous le toit d’Ogilvy, bâtiment de 1866, par ailleurs inspiré de Harrods, fondé en 1849.

Ce qui m’a le plus impressionné chez Harrods, c’est le personnel. Je me questionne quant à l’entraînement octroyé à ces employés pour qu’ils soient aussi polis, souriants et bien habillés. Ils ne sont certainement pas payés au salaire minimum ! On a ici affaire à des vendeurs de profession et je présume que leurs commissions sont intéressantes. 

Cette montre sertie de diamants vaut plus de 100 000 $.
Photo collaboration spéciale, Gilles Proulx
Cette montre sertie de diamants vaut plus de 100 000 $.

Malgré tout, le luxe du magasin n’est pas donné. Cravates à 400 $. Montres à plusieurs dizaines de milliers de dollars. Voilà qui ne s’adresse pas tant aux riches qu’aux très riches... d’autant plus que la livre sterling est une monnaie forte. Le milliardaire Mohammed Al Fayed, dont le fils Dodi a fréquenté l’ex-princesse Diana avant de mourir avec elle à Paris, a acheté Harrods dans les années 1980. C’est maintenant un groupe qatari qui en est propriétaire. Même si des étrangers la possèdent, l’institution demeure très londonienne, quoique bien sûr très française aussi par certaines de ses marques fétiches. 

Le fameux chapeau Harrods est facilement reconnaissable. Les employés sont d’une politesse sans égale.
Photo collaboration spéciale, Gilles Proulx
Le fameux chapeau Harrods est facilement reconnaissable. Les employés sont d’une politesse sans égale.

Le visiteur aux moyens plus modestes finit par acheter un petit quelque chose à rapporter chez lui : du thé, une cravate, un foulard, etc. L’étiquette Harrods n’étant pas à dédaigner. C’est là que la famille royale s’habille. Voilà qui fait de la bonne publicité !