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Coup de foudre pour Bianca

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Photo d'archives, AFP

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Elle a conquis la planète du tennis, et Le Journal a succombé au même coup de foudre en désignant Bianca Andreescu comme l’athlète par excellence de l’année sur la scène internationale.  

Les Canadiens ont vite appris à prononcer son nom d’origine roumaine quand elle a amorcé son ascension fulgurante dans le classement de la Women’s Tennis Association (WTA). Du 152e rang mondial qu’elle occupait au 1er janvier 2019, elle s’est hissée jusqu’au cinquième aujourd’hui.  

Au passage, elle a remporté trois titres à des tournois renommés, soit le BNP Paribas d’Indian Wells, la Coupe Rogers de Toronto et surtout le prestigieux US Open. Ce dimanche 7 septembre, gonflée alors par une fiche de 44 victoires en 49 matches depuis le début de sa saison, la native de Mississauga est devenue la première Canadienne de l’histoire à remporter un tournoi du Grand Chelem en défaisant en finale la légende américaine Serena Williams.  

Bianca Andreescu est la nouvelle reine  des Internationaux de tennis des États-Unis en vertu de son gain sur Serena Williams en septembre dernier.
Photo d'archives, AFP
Bianca Andreescu est la nouvelle reine des Internationaux de tennis des États-Unis en vertu de son gain sur Serena Williams en septembre dernier.

  

Histoire de Cendrillon  

Le pays a craqué pour sa nouvelle chérie de 19 ans.  

«J’ai vu tout son potentiel avant même cette année. En 2019, il y a eu des résultats plus tôt que j’anticipais. C’est en 2018 et même avant que j’ai réalisé l’amplitude de son talent et qu’elle était appelée à faire des choses exceptionnelles dans le monde du tennis. On a eu cette confirmation en 2019», nous dit son entraîneur, Sylvain Bruneau.  

Pour couronner son ascension des 12 derniers mois, le circuit de la WTA lui a décerné le titre de révélation de l’année, en vertu de 67% des votes en sa faveur de la part des représentants des médias.   

Cette nomination témoigne de son statut rapidement acquis parmi les têtes couronnées de son sport, dont la Roumaine Simona Halep, championne à Wimbledon et quatrième au classement mondial, depuis toujours la joueuse modèle aux yeux de la jeune Canadienne.  

«Je ne sais pas comment l’année 2020 pourra être meilleure que celle de 2019. C’est une histoire de Cendrillon qui se poursuit», a exprimé Andreescu, il y a trois semaines, en recevant le trophée Lou-Marsh de l’athlète canadien par excellence.  

Prudence et contrôle   

Peu d’années après avoir fréquenté le Centre national d’entraînement basé à Montréal, la droitière s’est déjà invitée dans la cour des grandes.   

Signe de son éclosion en accéléré, elle est la seule dans le groupe sélect des 20 premières à ne pas avoir encore fêté ses 20 ans. Maintenant, avec toutes ces louanges qui affluent, son entourage veille afin d’éviter un dérapage.  

«Il faut faire attention parce que lorsque beaucoup de choses arrivent rapidement pour un athlète encore jeune, il faut savoir bien s’en servir. Si c’est géré de la bonne façon, ça peut avoir un effet bénéfique. Par contre, si on utilise tous ces honneurs pour s’égarer de nos objectifs au lieu de profiter de la gloire passagère, ce n’est pas la démarche à suivre. Il faut s’assurer qu’elle comprenne bien que ce qui lui arrive est le résultat de ses performances sur le terrain. Il faut donc continuer à travailler pour obtenir encore des performances», rappelle Bruneau.  

Tokyo et Montréal en 2020   

Andreescu vivra deux événements en 2020 susceptibles de faire vibrer la fibre canadienne, dont le tournoi olympique à Tokyo qui se situe déjà au sommet des plus grands enjeux de sa carrière, selon son entraîneur.  

«Pour la grande majorité des joueurs de tennis, les Jeux olympiques représentent quelque chose d’unique. Chez les juniors et à la Fed Cup, Bianca a toujours représenté le Canada avec fierté. Pour elle, ça va être un tournoi d’importance et elle va être préparée. Ça va exactement avec son genre, parce qu’elle adore jouer pour le Canada et qu’elle aime quand il y a de l’émotion.»  

Dans la semaine suivant le Japon, la Coupe Rogers de Montréal, du 7 au 16 août, apparaît en grosses lettres au calendrier de la championne en 2019 de l’édition torontoise.  

«Elle adore Montréal», témoigne Sylvain Bruneau. «Elle a vécu dans une famille d’accueil et elle a plein de bons souvenirs. La Coupe Rogers va être spéciale pour elle parce que Montréal est comme sa deuxième maison.»  

Par quelle porte en sortira-t-elle?  

Bianca Andreescu   

  • Née le 16 juin 2000 à Mississauga  
  • A vécu son enfance en Roumanie  
  • 5e rang mondial  
  • 3 titres: Indian Wells, Toronto, US Open  
  • 1 finale: Auckland  
  • Bourses en 2019: 6 504 150$ US  
  • Bourses en carrière: 6 720 038$ US  
  • 48 victoires et 7 défaites en 2019  
  • 137 victoires et 50 défaites en carrière