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Scène sportive: les cinq constats de 2019

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Photo AFP

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L’année 2019 a encore donné droit à de grands moments sur la scène sportive. Pour cette dernière chronique avant l’arrivée de 2020, j’ai dressé une liste de cinq constats qui m’ont marqué au cours des 12 derniers mois.   

Je réserve mon premier constat au tennis canadien qui a connu une année fabuleuse sur les plans individuel et collectif. Ce n’est que la pointe de l’iceberg selon moi. Sans surprise, Bianca Andreescu est la joueuse qui a connu une éclosion peu commune en remportant les Internationaux des États-Unis. Il ne faut pas oublier Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov qui ont aussi connu de bons moments.     

Il y a aussi la performance du Canada à la Coupe Davis. Les joueurs canadiens ont prouvé qu’ils pouvaient tenir tête aux grandes nations. C’est de bon augure pour les prochaines années.     

Mon deuxième constat ? Le Canadien est encore loin de la Coupe Stanley. Le plan de Bergevin est de faire les séries et de tenter de surprendre tout le monde comme en 1993. Cette stratégie ne fonctionne pas toutes les années.     

Ça prend une équipe bâtie pour la grosse ouvrage, et ce n’est pas le cas de l’équipe de Claude Julien. C’est difficile d’être positif lorsqu’on voit que le Canadien n’est pas capable d’allier deux joueurs qui pourraient l’aider dans l’immédiat.     

Si j’étais Geoff Molson, je commencerais à taper du pied. Il est temps, me direz-vous.     

La relance des Alouettes  

Même si le dossier de la vente de l’équipe est devenu un roman-savon dans les dernières semaines, les Alouettes sont dans la bonne direction.     

Cette équipe est parvenue à surmonter plusieurs embûches pour terminer 2019 avec une fiche positive pour la première fois depuis des lunes et une participation aux éliminatoires. L’entraîneur Khari Jones a apporté un vent de fraîcheur et on va souhaiter que ça se poursuive en 2020 avec ou sans nouveaux propriétaires.     

Mon quatrième constat porte sur l’Impact de Montréal. Olivier Renard y est allé d’un coup de maître avec l’embauche de Thierry Henry. Comment se comportera la légende à la barre de l’équipe alors qu’il ne pourra pas apporter des changements majeurs à son effectif ? On pourra commencer à avoir des réponses dès la mi-janvier avec l’ouverture du camp d’entraînement.     

Boxe : des hauts et des bas  

L’année 2019 a donné droit à des montagnes russes dans le monde de la boxe. D’un côté, Artur Beterbiev est devenu champion unifié des mi-lourds, Jean Pascal est redevenu champion à 38 ans et Marie-Ève Dicaire a continué de défendre son titre avec succès.     

Et de l’autre, des événements moins glorieux avec la défaite nébuleuse d’Oscar Rivas en Angleterre, l’inactivité d’Eleider Alvarez après sa défaite contre Sergey Kovalev et les débuts peu convaincants de David Lemieux à 168 lb.     

Le Québec semble avoir été oublié dans la nouvelle ère de la boxe qui a été marquée par l’injection de plusieurs centaines de millions des différentes plates-formes. Nos meilleurs boxeurs se produisent plus souvent à l’étranger qu’à la maison.     

On est bien loin des années où HBO débarquait à Montréal tous les deux mois. On va souhaiter que cette réalité bascule de l’autre côté en 2020.     

En terminant, je vous souhaite une bonne année 2020 avec du bonheur, de la santé et de la prospérité.     

Pascal a gagné avec son cœur  

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Photo USA TODAY Sports

Jean Pascal ne cesse de me surprendre. Samedi soir, il a encore livré une performance inspirée pour arracher une victoire à Badou Jack. Ce ne fut pas une marche dans le parc. Il s’est fait brasser et il a encaissé plusieurs coups de puissance de Jack. Il a inquiété son équipe, notamment au 12e round où il s’est fait ébranler. La suite ? Il doit se tenir loin d’Artur Beterbiev et des gros cogneurs de la division des 175 lb s’il souhaite demeurer champion jusqu’à la fin de sa carrière. De toute façon, il n’a plus rien à prouver à personne.     

ÉCJ a reçu une gifle  

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Photo Agence QMI, Mike Hensen

Je ne me souviens pas de la dernière fois où Équipe Canada junior s’est fait humilier de la sorte par la Russie. Après une victoire contre les Américains, on croyait que la formation canadienne était partie pour la gloire. Ils ont été ramenés sur terre par leurs grands rivaux. Il faudra que Dale Hunter resserre sa défensive sinon le reste du tournoi pourrait être long. Ça met aussi en lumière les ratés des différents programmes de développement de Hockey Canada. Ceux des autres pays, comme les États-Unis, sont passés loin devant au cours des dernières années, et ça commence à paraître.     

Villeneuve ne veut pas baisser les bras  

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Photo Louis Butcher

Jacques Villeneuve aura donc sa propre écurie en NASCAR Euro. L’ancien champion du monde de la F1 continue de s’accrocher. La passion de piloter ne veut pas s’estomper. C’est dans son ADN. C’est plus fort que lui. J’ai bien hâte de voir ce qu’il pourra faire alors que ce sera lui le patron de cette écurie qui se nommera Feed Racing. Il fera équipe avec son bon ami Patrick Lemarié. Une chose est sûre : les courses ne sont pas ennuyantes avec lui sur la piste.     

Butler aura besoin de temps  

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Photo Courtoisie, Eye of the tiger management

Steven Butler a échoué à son premier examen dans un combat de championnat du monde. Il a encore plusieurs choses à peaufiner à l’entraînement avant de retourner dans un autre grand rendez-vous sur la scène internationale. Pour ça, il aura besoin de temps et de quelques combats. Par contre, son promoteur Camille Estephan devra trouver une façon de lui trouver des adversaires d’un meilleur calibre. Des boxeurs qui sont dans le top 20 mondial des poids moyens. Rien de moins. C’est de cette façon qu’il va continuer sa progression.