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Notre Bureau d'enquête fait bouger les choses

Le patron du Salon du livre a été congédié, les docs ne vont plus au spa et l’Assemblée nationale dépense moins

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Les révélations de notre Bureau d’enquête ont fait la manchette tout au long de l’année 2019. Nous avons, par exemple, surveillé sans relâche l’utilisation des fonds publics. C’est ainsi que le nouveau président de l’Assemblée nationale a dû contrôler ses dépenses et que le Salon du livre de Québec a congédié son président qui était un grand voyageur. Même les médecins ont dû renoncer à leur séjour au spa. 

Plus de rigueur à l’Assemblée nationale 

Photo d'archives

Le train de vie luxueux du président de l’Assemblée nationale Jacques Chagnon était un secret de polichinelle. Mais c’était difficile à prouver puisque M. Chagnon, friand de homard et de vins chers, refusait de rendre publiques ses dépenses.  

Notre Bureau d’enquête a pris le dossier en main et révélé les excès et le manque de transparence.  

En réaction, le nouveau président François Paradis s’était alors engagé, dès sa nomination, à changer les choses. Il a tenu parole.  

Photo d'archives

Le bureau de M. Paradis a accepté de nous donner ses factures et nous avons pu confirmer qu’il dépense beaucoup moins que son prédécesseur.  

Par exemple, un vol pour Paris en classe affaires avait coûté 7724 $ pour M. Chagnon en janvier 2018, alors que le même voyage en classe économique a coûté 1216 $ à M. Paradis en janvier 2019.  

Notre Bureau d’enquête continuera à suivre le dossier au cours des prochaines années. 

Le Salon du livre congédie son PDG 

Photo d'archives, Jean-Francois Desgagnés

Le PDG du Salon international du livre de Québec (SILQ) a été congédié à la suite de notre enquête qui a révélé, entre autres, ses nombreux voyages au Bénin. 

Le problème, c’est que ces coûteuses escapades étaient aux frais du Salon, une petite organisation subventionnée et à but non lucratif. 

Philippe Sauvageau a même admis payer la traite à ses invités là-bas, citant en exemple les pratiques de SNC-Lavalin en Libye.  

Après nos révélations en avril 2019, le SILQ a réalisé une enquête administrative qui a mené au congédiement sans indemnité de départ de M. Sauvageau.  

 Depuis, l’organisation parle de « laxisme », de « manque de rigueur » et de « conflit d’intérêts », pour qualifier la gestion de l’ancien PDG.  

Notre enquête a mené à une refonte « complète et totale » de la gouvernance du Salon du livre.  

Notre Bureau d’enquête a également révélé qu’en plus de diriger le SILQ, Philippe Sauvageau habitait à Montréal, où il a un autre emploi à temps complet.  

Aussi, nous avons publié que depuis 16 ans, c’est la conjointe de M. Sauvageau, l’artiste Odette Drapeau, qui obtenait du SILQ le contrat pour fabriquer des reliures d’art pour les livres des récipiendaires de prix remis lors du Salon. 

Anglade congédie son conseiller 

Photo d'archives, Simon Clark

En juillet, la candidate à la course à la direction du Parti libéral Dominique Anglade a rompu ses liens avec un courtier immobilier déchu, Thierry Lindor, qui gérait son image publique.  

Photo d'archives

Elle a pris cette décision après avoir été informée par notre Bureau d’enquête que le permis de M. Lindor lui avait été retiré en raison de sa « pratique défaillante marquée au coin de la malhonnêteté ». 

« L’intimé a un grave problème avec la vérité. Le risque de récidive en l’espèce nous apparaît très élevé », avaient conclu en 2018 les membres du comité de discipline de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ). 

Dominique Anglade affronte le maire de Drummondville Alexandre Cusson dans la course à la chefferie du PLQ, qui se conclura à la fin mai. 

Fini le yoga et le spa 

Photo d'archives

Le controversé colloque sur le bien-être des médecins au Spa Eastman a été annulé à quelques semaines d’avis en octobre. 

La formation chapeautée par Médecins francophones du Canada était donnée depuis quelques années dans le décor bucolique des Cantons-de-l’Est. En décembre 2018, notre Bureau d’enquête s’était rendu sur place pour découvrir qu’on y pratiquait des exercices de yoga, de la marche de pleine conscience ou encore des ateliers sur la méditation.  

Le tout était financé en partie par les contribuables, car les médecins participants pouvaient se faire rembourser jusqu’à 800 $ par jour en frais de formation par la Régie de l’assurance maladie du Québec.  

La ministre de la Santé, Danielle McCann, avait alors dénoncé la situation et promis d’interpeller le Collège des médecins à ce sujet.