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Débandade prévisible

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Photo d’archives, AFP Carey Price a joué dans les sept derniers matchs et il aura besoin de repos.

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Après un voyage fructueux dans l’Ouest, le Canadien a trébuché en Floride avec des défaites de 5-4 et 6-5, dans lesquelles ont aurait aimé voir un Carey Price en meilleure forme, mais cette débandade était prévisible.

Avec un Carey Price en pleine forme, le Canadien aurait peut-être récolté jusqu’à quatre points cruciaux en Floride contre des rivaux de division, mais je ne suis pas surpris des contre-performances de Price. On lui en demande beaucoup et pour une troisième fois en trois semaines, je dois revenir sur l’épineux dossier du gardien auxiliaire.

Chaque année, j’entends l’entraîneur des gardiens de but du Canadien, Stéphane Waite, dire qu’on voudrait utiliser Price dans 55 matchs. D’accord, mais il vient d’en jouer sept d’affilée et il en disputera probablement un huitième ce soir à Raleigh.

D’ailleurs à partir de ce soir, le Canadien jouera cinq matchs en huit jours. Price aura besoin de repos. Il a joué dans 32 des 39 matchs du Canadien, soit un rythme de 67 matchs pour la saison. Il mène la ligue à ce chapitre en compagnie de Connor Hellebuyck, des Jets de Winnipeg, et Joonas Korpisalo, des Blue Jackets de Columbus.

La différence, c’est que Price a 32 ans. Hellebuyck et Korpisalo en ont 26 et 25. Price a joué dans 66 matchs la saison dernière, deuxième derrière Devan Dubnyk avec 67. La cible de 55 matchs sera encore surpassée et de loin.

La débâcle de la fin de semaine ne me surprend pas, car les voyages dans l’Ouest sont épuisants et après un bref passage à Montréal, les Canadiens ont pris le chemin de la Floride pour deux matchs en deux soirs.

Ces doublés sont encore plus difficiles dans le temps des Fêtes alors qu’on ne pratique pas. Personnellement, j’aimais mieux séparer le travail avec mon adjoint à cette période-ci de l’année.

Que Price l’ait échappé en fin de semaine était prévisible, mais je ne l’excuse pas et, heureusement, Claude Julien non plus. J’ai bien aimé ses propos lorsqu’il a laissé entendre que Price était aussi responsable des défaites que ses coéquipiers.

Le problème du gardien auxiliaire demeure entier, toutefois. La direction du Canadien semble se dire que Price à 80 % leur donne une meilleure chance de gagner qu’un auxiliaire à 100 %, mais visiblement, on a besoin de Price à 100 % et il faudra lui accorder un peu de repos.

J’espérais voir Lindgren, dimanche contre les Panthers et le résultat n’aurait pas été pire à la différence que Price aurait été plus frais, ce soir face aux Hurricanes.

Price doit se relever et le Canadien a besoin de lui, mais il ne jouera pas les cinq prochains matchs. Qui va le remplacer et quand ? J’aurais aimé qu’on garde Primeau et qu’il joue un match dans l’Ouest. J’aurais aimé qu’on lui donne plus que deux matchs d’essai et qu’on le retourne à Laval dans le cas où il aurait démontré des signes de faiblesse, mais ce ne fut pas le cas.

Je ne comprenais pas son retour à Laval après sa victoire contre les Sénateurs et, aujourd’hui, je comprends encore moins, mais qu’est-ce qu’on fait à partir de maintenant ?

Si Marc Bergevin ne va pas chercher rapidement un autre gardien, qu’on donne une véritable chance à Lindgren ou, idéalement à Primeau, mais ça prend un gardien auxiliaire qui va faire le travail. C’est urgent! Ça peut encore coûter une place en séries.

Visiblement, on a surutilisé Price récemment. Il peut jouer dans 60 matchs ou plus, mais qu’on ne nous casse plus les oreilles avec un soi-disant plan de 55 matchs qu’on jette à la poubelle, alors qu’on a peut-être une solution dans notre cour en Cayden Primeau.

  - Propos recueillis par Gilles Moffet

Entrefilets

Mon équipe d’étoiles LNH

Voici mon équipe d’étoiles de la décennie. À l’attaque c’est facile avec Sidney Crosby, Alexander Ovechkin et Patrick Kane. Ces trois joueurs peuvent changer l’allure d’un match à eux seuls et ils excellent sous pression. À l’arrière c’est un peu plus difficile, mais je choisis Erik Karlsson et Kristofer Letang. Karlsson est un patineur naturel qui me rappelle Paul Coffey. Quant à Letang, il est un défenseur efficace capable d’appuyer l’attaque et qui s’affirme en séries. Le choix du gardien est encore plus difficile, mais j’y vais avec Henrik Lundqvist en raison de sa constance. Quant à l’entraîneur, je choisis Joel Quenneville, un des trois meilleurs entraîneurs de l’histoire.

Mon équipe d’étoiles du CH

Les trois meilleurs attaquants de la décennie du Canadien sont faciles à identifier, mais je place Brendan Gallagher au premier rang. Un vrai guerrier, celui-là. Max Pacioretty et Tomas Plekanec sont mes deux autres sélections. Pacioretty possède tout un tir et Plekanec, sans être dominant, excellait dans toutes les phases du jeu. À l’arrière, Andrei Markov et P.K. Subban sont mes choix. Markov était l’un des cinq meilleurs défenseurs de la LNH, mas il était sous-évalué. Subban était spectaculaire, excentrique, mais il aimait les grands enjeux. Devant le filet, qui d’autre que Carey Price, un véritable modèle sur le plan technique ? Comme entraîneur, Michel Therrien a conduit le Canadien à quelques bonnes saisons.

La meilleure équipe

Avec deux coupes Stanley depuis 2011 (trois depuis 2010), c’est difficile d’écarter les Blackhawks de Chicago, mais je choisis les Penguins de Pittsburgh comme meilleure équipe de la décennie. Ils ont gagné deux coupes et ils semblent toujours être dans le coup.

Joe Veleno

J’aime suivre les championnats du monde junior, mais je n’ai pas aimé le coup de tête de Joe Veleno à l’endroit d’un joueur russe. Veleno est doué, mais lorsque tu joues pour ton pays, tu dois laisser ton orgueil de côté et jouer avec discipline. Il a mérité sa suspension.