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Un intrus chez le CH

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Photo AFP Carey Price

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Déjà que la compétition s’annonce intense jusqu’à la fin du calendrier régulier, faut-il que le Canadien, avec un talent limité, affronte deux rivaux en même temps ? 

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L’adversaire prévu au calendrier... et un intrus : le Canadien lui-même. 

Les deux revers contre les formations floridiennes résument un manque de discipline et un manque flagrant de concentration. Concernant le caractère, il n’y a pas de problème. Dans les deux matchs, le Tricolore a constamment bataillé pour améliorer ses chances de battre un rival qui parfois semblait dans les câbles. 

Mais plutôt que de lui asséner le punch qui devait le faire tituber, le Tricolore a toujours trouvé le moyen de permettre à son rival de se sortir d’impasse :  

  • Soit en écopant d’une pénalité dans la zone offensive ; 
  • Soit en commettant un revirement dans les zones centrales et défensives ; 
  • Soit, dans le cadre de la période des Fêtes, en faisant cadeau d’un but, de deux buts, parfois de trois buts...  

Le gardien avant tout 

Établissons tout de suite que Carey Price n’a pas répondu aux attentes. Il n’a pas fait la différence, et les résultats en témoignent. 

Des arrêts magiques pour relancer son équipe, il n’en a pas fait. Des séquences où il aurait pu sauver les meubles, il n’en a pas connu. Par contre, est-il le seul à blâmer ? Pas du tout. 

Comme je l’ai précisé, on n’a rien à dire relativement au caractère et à l’effort de la plupart des joueurs du CH. Cependant, a-t-on oublié le plan de match ? A-t-on oublié la consigne disant que la défensive va sauver cette équipe ? 

Comment expliquer alors qu’on trouve toujours un moyen de se tirer dans le pied ? 

Vous allez sans doute soulever le point que les Panthers de la Floride n’ont marqué aucun but en supériorité numérique . Je vous l’accorde. Mais avec des pénalités à répétition, résultant d’un manque de concentration, le Canadien a offert à son rival une occasion d’imposer le tempo, le rythme. 

Revirements 

Déjà que Jonathan Huberdeau et Alexander Barkov étaient dans une forme splendide, le Canadien avait-il besoin de se retrouver dans un cul-de-sac en commettant des revirements ? 

En multipliant les revirements. 

Quand il n’y a pas un engagement en défensive, habituellement les résultats soulèvent l’ire de l’entraîneur. Claude Julien est un instructeur qui met beaucoup d’emphase sur le repli en défensive, sur le comportement des joueurs quand l’adversaire est en possession de la rondelle. En Floride, cette semaine, l’entraîneur a eu du mal à cacher sa frustration. 

« Après le match contre Tampa [Lightning], on a immédiatement discuté de notre jeu en défensive et quels ajustements il était nécessaire d’apporter pour le match contre les Panthers. Il faut croire qu’ils n’ont pas compris. » 

Le Canadien a subi trois défaites depuis le début de cette séquence de sept matchs à l’étranger. À Edmonton, à Tampa et à Sunrise. Trois défaites durant lesquelles le Canadien s’est battu lui-même. 

Trois matchs où le gardien n’a pas été à la hauteur. 

Au cours de la deuxième moitié de la saison, dans le dernier droit avec comme objectif une qualification aux séries éliminatoires, les équipes démontrant de la discipline et évoluant à l’intérieur de leurs moyens compétitionneront à un haut niveau. 

Par contre, les écarts de conduite dans l’exécution du plan de match conçu en fonction des capacités de la formation conduiront la formation au bord du précipice. 

Julien pourra compter sur du renfort dans un avenir rapproché. Joel Armia et Jonathan Drouin s’ajouteront aux effectifs. Paul Byron également. 

Et si Marc Bergevin parvient à colmater quelques brèches, notamment sur le flanc gauche de la brigade défensive et au sujet d’un gardien auxiliaire, le Canadien pourra entretenir des espoirs. 

On s’amuse à Detroit 

À défaut d’applaudir des victoires de la part de leurs préférés, les partisans des Red Wings de Detroit s’amusent tout de même. Par exemple, ce qu’on entend souvent sur les tribunes téléphoniques autant que ce qu’on peut lire sur les réseaux sociaux, ce sont l’analyse des performances de certains patineurs et les statistiques. 

Tenez : Frans Nielsen n’a marqué aucun but et a obtenu trois aides au cours de ses 33 derniers matchs. Justin Abdelkader a disputé 21 matchs de suite sans marquer et a amassé trois aides. 

Et il y a Jonathan Bernier qui, en 23 matchs, revendique lui aussi une fiche de trois points avec trois mentions d’aide. La différence, c’est que Bernier est l’un des deux gardiens des Wings.  

Oups...