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5 conseils pour le prochain Bye Bye

5 conseils pour le prochain Bye Bye
Courtoisie

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Le Bye Bye 2019 essuie des critiques négatives depuis quelques jours. Pour éviter que l’histoire se répète l’an prochain, voici cinq corrections faciles à apporter pour l’édition 2020.  

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1. DIMINUER LES CRIS   

Augmenter le niveau de décibels pour provoquer des rires peut donner d’excellents résultats. La preuve ? Le sketch sur l’exclusion du lait du guide alimentaire canadien, présenté en début de programme. Parfaitement absurde, la séquence nous rappelait – de belle façon – plusieurs sketches-cultes de Saturday Night Live. Mais c’est une technique qu’on doit utiliser avec parcimonie. Sinon, elle finit par lasser. C’est ce qui est arrivé cette année. Les numéros montés en crescendo étaient trop nombreux. Un peu comme si Simon-Olivier Fecteau avait donné la consigne suivante aux acteurs : plus les textes sont faibles, plus vous devez crier vos répliques. C’était particulièrement apparent dans « Calendrier Québec 2020 », ce sketch trop long où Claude Legault et Guylaine Tremblay s’égosillaient en récitant des banalités.   

2. RACCOURCIR LES SKETCHES  

L’objectif n’est pas d’aboutir avec 40 sketches de 30 secondes chacun, mais plutôt d’éviter d’étirer une idée ordinaire pendant quatre minutes, comme celle du blackface de Justin Trudeau.    

3. MIEUX CHOISIR SES CIBLES  

Qu’on choisisse de passer sous silence les frasques de Donald Trump, on peut comprendre. On entend tellement parler du président américain qu’après 365 jours de gavage, on frôle l’indigestion. Mais qu’on préfère s’en prendre au comédien des annonces d’A&W, on saisit moins. On souhaite que l’acteur n’en ait pas fait une affaire trop personnelle. On espère également qu’A&W prendra la balle au bond et répondra au moyen d’une nouvelle pub de Mama Burger mettant en vedette le principal intéressé, Michel Olivier Girard.   

4. ÉVITER LES RÉPÉTITIONS  

Quand on décide de tourner plus d’un sketch à propos d’un seul et même sujet, les suivants ont besoin d’être particulièrement solides pour justifier leur présence. Les auteurs du Bye Bye 2019 n’ont pas suivi cette règle. Rendu au troisième topo sur Desjardins, à défaut de rire, on avait envie de dire : « C’est bon, on a compris. » Les segments sur Caroline Néron ont également souffert du même syndrome, à degré moindre en raison du jeu de Guylaine Tremblay. L’actrice était tellement convaincante dans son imitation de l’ex-femme d’affaires qu’elle a presque pallié l’effet de surprise complètement dissipé.   

5.CONSULTER LES AUTRES CONCEPTEURS  

Pour éviter qu’un même concept soit repris à 19 h, 22 h et 23 h, les concepteurs des quatre émissions du 31 décembre pourraient – une fois durant l’automne – s’organiser une conférence téléphonique pour discuter des histoires qu’ils ont l’intention d’aborder. Cette année, un meeting du genre nous aurait notamment empêchés d’avoir trois assiettées du Joker dans l’escalier en quelques heures : Jean-Philippe Wauthier à En direct de l’univers, Jean-René Dufort à Infoman et Simon-Olivier Fecteau au Bye Bye.